Municipales 2014: Le spécialiste de l'écharpe des maires livre ses secrets

FABRICATION L’Atelier Le Mée confectionne le fameux tissu tricolore depuis plus de cinquante ans...

A Rennes, Jérôme Gicquel

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Les écharpes de maires conçues à l’Atelier Le Mée sont vendues 50 euros pièce
Les écharpes de maires conçues à l’Atelier Le Mée sont vendues 50 euros pièce — J. Gicquel

Dans les locaux de l’Atelier Le Mée à Saint-Grégoire, il flotte ces derniers jours comme un parfum électoral. Depuis sa création en 1956, l’entreprise, spécialisée dans la fabrication de drapeaux, conçoit les fameuses écharpes tricolores des maires. A quelques jours du scrutin, les commandes des collectivités commencent à affluer sur le bureau de Vincent de Lambert, directeur général de la société. «Le grand rush, ce sera juste après l’élection. Les mairies vont quand même attendre que leur maire soit élu avant de passer commande, sourit-il. Certains édiles tiennent à l’acheter avec leurs propres deniers. C’est un symbole auquel ils sont très attachés.»

Deux mètres de long

Surfant sur la vague du Made in France, Vincent de Lambert espère cette année en vendre «entre 1.000 et 2.000», à 50 euros pièce. «C’est un marché de niche qui n’existe que tous les six ans», précise le chef d’entreprise qui doit faire face à une concurrence de plus en plus féroce, notamment venue de l’étranger comme du Pakistan par exemple.

Dans l’un des ateliers de confection, le tissu tricolore fait l’objet de toutes les attentions. «Il faut qu’il fasse 2 mètres de long et 11 cm de large, c’est la règle. Nous le vendons avec un gland en or pour le maire et en argent pour ses adjoints», détaille Vincent de Lambert, qui délivre au passage un conseil fort avisé aux futurs édiles. «Une écharpe se porte sur l’épaule droite vers la jambe gauche. La couleur bleue doit être au plus près du col, contrairement aux parlementaires où c’est le bord rouge.»

Une question de style mais aussi de droit, le port et l’usage de l’écharpe tricolore étant réglementés par un décret.