Municipales à Paris: Qui propose quoi pour la sécurité?

PROGRAMME «20 Minutes» fait le point sur les principales propositions de chaque parti pour la securité à Paris…

Jerome Comin

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Des policiers patrouillent devant le Louvre à Paris le 11 avril 2013 pour lutter contre des bandes de pickpockets qui s'attaquent aux touristes.
Des policiers patrouillent devant le Louvre à Paris le 11 avril 2013 pour lutter contre des bandes de pickpockets qui s'attaquent aux touristes. — AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste

Vidéoprotection ciblée. Anne Hidalgo souhaite le développement du plan de vidéosurveillance de Paris dans les nouveaux quartiers et équipements supplémentaires «sur la base d’un diagnostic partagé avec les acteurs locaux». La candidate socialiste est prête à investir 5 millions d’euros pour ce plan.

Des moyens pour lutter contre les nuisances. Outre la création d’équipes spécialisées pour sécuriser les lieux touristiques, et le développement de nouvelles équipes de correspondants de nuit, Hidalgo souhaite créer une «brigade verte et antibruit». Son rôle: lutter contre l’insalubrité et le tapage nocturne.

La récidive dans le viseur. «Tu casses, tu répares!» A l’image de la convention signée en janvier 2013 qui oblige les mineurs ayant volé ou dégradé des Vélib' à réparer leurs dégâts dans les ateliers de réparation des vélos parisiens, Anne Hidalgo veut signer de nouvelles conventions de réparation pénale pour les mineurs.

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP

Création d’une police municipale. Afin de renforcer les forces de police dans la capitale, Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite d’abord mettre en place «une police de quartier à partir des personnels de sécurité qui existent aujourd’hui dans la ville de Paris». Un premier pas vers la création d’une police municipale qui n’est actuellement pas présente dans la capitale «que nous appelons de nos vœux, mais qui suppose une nouvelle loi.»

La vidéosurveillance plébiscitée. La candidate UMP veut doubler le nombre de caméras équipant les rues de Paris (soit 1.000 caméras supplémentaires). «La vidéoprotection a un effet dissuasif, elle permet d’identifier les auteurs d’infractions, et facilite l’intervention de la police. Nous renforcerons également l’équipement du parc de logements sociaux et nous négocierons avec la RATP la couverture intégrale des rames du métro d’ici 2020.»

Les arrêtés anti-mendicité. «Nous exigerons du Préfet de Police le rétablissement des arrêtés anti-mendicité, notamment aux abords des zones touristiques, martèle NKM dans son programme. Jusqu’à leur abrogation par l’actuelle majorité, ils ont permis des centaines d’interpellations et ont pu servir de base légale à des contrôles d’identité qui ont permis de remonter des filières criminelles.»

Christophe Najdovski, candidat pour Europe Ecologie-Les Verts

Renforts de police. Pour renforcer la sécurité dans la capitale, Christophe Najdovski souhaite le rétablissement «des 1.500 postes de policiers supprimés sous Nicolas Sarkozy», ce qui permettrait aussi, selon lui, de «retisser les liens de proximité» avec les Parisiens.

Un moratoire pour la vidéosurveillance. Jugeant le système de vidéosurveillance réclamée par NKM et Hidalgo coûteux, le candidat EELV souhaite mettre en place un moratoire pour analyser la pertinence de ces caméras. Il ne se prive pas d’ailleurs d’insister sur le fait qu'«aucune caméra n’a encore jamais couru derrière un délinquant».

Contre les arrêtés anti-mendicité. Plébiscités par NKM, les arrêtés anti-mendicités n’ont pas la cote chez Najdovski. Pour le candidat EELV, cette mesure ne vise qu’à «permettre aux touristes aisés de faire leurs courses sans être gêné par le visage de la pauvreté». S’il se présente comme «le père d’une fille de 18 ans qui aime sortir le week-end et donc préoccupé par les questions de sécurité», il souhaite plutôt miser sur l’humain.

Danielle Simonnet, candidate pour le Parti de gauche

Plus de policiers. A l’image de Christophe Najdovski, Danielle Simonnet estime que la capitale a été vidée de ses forces de police par Nicolas Sarkozy et souhaite le retour de 1.500 policiers à Paris. Elle veut aussi le «retour de gardiens dans les immeubles, de commerces de proximité, de locaux pour les associations» et le renforcement «des correspondants de nuit» dans les quartiers sensibles.

Haro sur la vidéosurveillance. «Inefficace! Coûteux! Liberticide!» La candidate du Parti de gauche n’a pas de mots assez durs contre le système de vidéosurveillance qui a pourtant la cote chez ses rivaux. En définitive, si la sécurité fait partie du top 3 des préoccupations des électeurs, Simonnet ne lui accorde pas une importance majeure car «cette question relève de l’État».

Wallerand de Saint-Just, candidat du Front national

Encore et toujours la vidéosurveillance. A l’image de NKM, Wallerand de Saint-Just souhaite doubler en cinq ans le nombre de caméras dans la capitale. Et comme la candidate UMP, le frontiste souhaite la mise en place d’une police municipale dans la capitale.

Les parents de mineurs délinquants ciblés. Proposition phare du FN dans son programme municipal, l’arrêt des versements des aides municipales aux parents de mineurs étrangers délinquants fait aussi partie des dispositions que souhaite mettre en place Wallerand de Saint-Just dans la capitale.

Arrêtés municipaux anti-bivouac et anti-mendicité sur la voie publique. L’une des mesures les plus critiquées par la gauche trouve un écho favorable chez le candidat frontiste qui souhaite aussi lutter contre les vendeurs à la sauvette, les vols dans les cimetières, l’encombrement des trottoirs, l’envahissement abusif des terrasses.