Les armes des candidats bordelais pour une ville plus sûre

MUNICIPALES Les idées des candidats pour améliorer la sécurité...

Elsa Provenzano

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Illustration de la police.
Illustration de la police. — B. BEBERT / Sipa

Bordeaux est relativement calme par rapport à d’autres grandes villes françaises. En 2013, les atteintes aux personnes, ont même diminué légèrement. «Sur la sécurité il faut rester très vigilant, même si Bordeaux ne fait pas partie des villes où la délinquance est la plus problématique. Il y a des rues qui commencent à devenir des zones de non droit, où des bandes terrorisent le voisinage. J’aimerais donc que l’Etat y crée, comme à La Benauge, une zone de sécurité prioritaire (ZSP)», estime le maire sortant Alain Juppé. Matthieu Rouveyre, porte-parole de Vincent Feltesse (PS) juge cette réponse insuffisante «c’est bien de mettre des moyens supplémentaires sur le quartier via la ZSP mais il faut aussi y développer les services publics et la prévention spécialisée». Une analyse partagée en partie par le candidat du Front de gauche Vincent Maurin qui pense que les ZSP sont souvent «des effets d’annonce».

Lui et le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou partagent la conviction que c’est par le renforcement des services publics et de l’accompagnement social que les violences peuvent être prévenues.

 Un office de la tranquillité publique

La médiation est au cœur de l’Office de la Tranquillité publique, proposée par le camp PS. Ce projet de plateforme téléphonique a déjà été mis en place à Toulouse en 2009. Depuis il a permis de traiter près d’un million d’appels (conflits de voisinage, nuisances etc.). Le candidat du Front National Jacques Colombier veut, lui, ouvrir un poste de police municipale 24 h sur 24. «Et pourquoi pas armer ces policiers, avec une brigade d’intervention», lance t-il.