VIDEO. Strasbourg: La campagne sous vidéosurveillance

MUNICIPALES Les candidats passent derrière la caméra pour assurer la sécurité de la ville...

Floréal Hernandez avec Alexia Ighirri et Gilles Varela

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Des caméras de vidéosurveillance.
Des caméras de vidéosurveillance. — GILE MICHEL/SIPA

La ville garde un œil sur ses concitoyens. L'espace public strasbourgeois est équipé de plus de 350 caméras de vidéosurveillance pour prévenir et sécuriser. Strasbourg est même citée en exemple sur le site Internet de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP dans la capitale : « Paris est deux fois moins dotée que de grandes villes comme Lyon ou encore Strasbourg, pourtant socialistes mais visiblement moins dogmatiques. »

Caméras de surveillance : la solution ? - Le 17/03/2014 à 14h00

 

Un compliment accueilli avec un sourire par Olivier Bitz, colistier de Roland Ries (PS) et adjoint en charge de la sécurité. « La vidéosurveillance est un outil sur lequel toute politique de gauche ou de droite doit s'appuyer », estime-t-il.

Désaccords dans la majorité

La liste PS ne se passera pas de la vidéosurveillance et « en fonction de l'évolution de la surveillance fera évoluer le dispositif ». Et c'est là l'un des désaccords dans la majorité actuelle, entre les socialistes et les écologistes. S'appuyant sur un récent rapport du Sénat dénonçant « le coût démesuré de la vidéosurveillance par rapport à son efficacité », le candidat EELV Alain Jund propose de « réorienter les crédits actuellement affectés à la vidéosurveillance vers des actions de terrain plus efficaces». «Les écologistes souhaitent que cet argent public soit affecté à des services de Prévention Médiation Sécurité (PMS) et à de nouvelles instances de coordination entre citoyens, associations, médiateurs, éducateurs et police municipale ».

Armand Tenesso, candidat de la liste « Osons le bon sens en action », veut, lui, plus de caméras à Strasbourg. Il en propose « 1 000 de plus, notamment dans les zones de non droit bien connues de Strasbourg ». François Loos (UDI) pense qu'il « faudra très vraisemblablement augmenter le nombre de caméras » mais ne lance aucun chiffre sans un état des lieux préalable. Il envisage de « tester des caméras mobiles ».

Fabienne Keller (UMP) installera « de nouvelles caméras de vidéo protection partout où cela est nécessaire pour lutter contre la délinquance ». L'ex-maire estime que « la délinquance a augmenté dans les zones sensibles » car elles n'ont pas bénéficié du déploiement « du système de protection par la vidéo » qu'elle avait initié entre 2001 et 2008.