Municipales 2014: A Perpignan, les droites favorites pour ces élections

POLITIQUE Neuf listes ont été déposées pour les élections municipales de Perpignan. «20 Minutes» fait le tour des candidats…

Anne-Laëtitia Béraud
Louis Aliot, vice-président FN et candidat à Perpignan, le 4 mars 2014 à Perpignan.
Louis Aliot, vice-président FN et candidat à Perpignan, le 4 mars 2014 à Perpignan. — Alain ROBERT/Apercu/SIPA

A Perpignan (Pyrénées-Orientales), la campagne pour les élections municipales semble profiler un match entre l’UMP et le Front national. Dans cette ville catalane de 120.000 habitants, le maire sortant UMP Jean-Marc Pujol est donné favori, bien que talonné par le candidat FN Louis Aliot. Le compagnon de la présidente frontiste Marine Le Pen tente pour la deuxième fois de ravir la mairie.

Pauvreté, illettrisme, chômage, clientélisme, souvenirs douloureux des émeutes entre gitans et maghrébins en 2005 puis de la «fraude à la chaussette» lors des municipales en 2008, Perpignan cumule les difficultés. Pour y remédier, neuf listes se présentent à ces élections.

» Le reportage de 20 Minutes à Perpignan par là

Le maire sortant Jean-Marc Pujol (UMP-UDI)

Jean-Marc Pujol cherche dans ce scrutin une validation du choix des Perpignanais, car il a été élu en 2009 par le conseil municipal à la suite de la démission du maire Jean-Paul Alduy. Pied-noir, résolument anti-communiste, fervent défenseur de la vidéosurveillance, il mène une campagne droitière à Perpignan. Parmi ses priorités, citons notamment l’amélioration des finances publiques mais aussi de meilleures conditions de vie des Gitans du quartier Saint-Jacques, «ce qui pourrait être réalisé dans les cinq prochaines années».

La liste du vice-président FN Louis Aliot

«Perpignan, c’est possible cette fois». Le vice-président du Front national espère qu’à l’issue de ces municipales, les couleurs du FN flotteront pour la première fois sur cette ville. Mais «la flamme tricolore n’est pas attachée à mon front», affirme-t-il. Ainsi dans sa liste, figurent plus de non-encartés ou représentants du «Rassemblement bleu marine» que de membres du FN. Dans les priorités de Louis Aliot se trouvent la revitalisation du centre-ville, une meilleure gestion des finances municipales et la fin du clientélisme.

Le député PS Jacques Cresta

A la tête d’une liste PS-PC-PRG-MRC, Jacques Cresta propose une union des gauches pour Perpignan, à l’exclusion des écologistes et des influentes Perpignanaises Hermeline Malherbe et Ségolène Neuville. Parmi les priorités de cet élu, figurent la baisse des impôts municipaux et de la fiscalité des ménages, mais aussi une meilleure gestion municipale.

La liste EELV de Jean Codognès

Alors que «la ville est en faillite», l’ancien député souhaite une union des gauches, portée par lui, qui pourrait tenir têtes aux listes de droite. Des négociations sont menées mais l’hypothèse se réglera entre les deux tours. Parmi les projets phares de l’écologiste figurent la construction d’une ligne de tramway à Perpignan ou la création d’un festival dédié à la fiction télé française. Le scénariste de la série «Plus belle la vie», Olivier Szulzynger est l’un de ses colistiers.

Les «sans étiquettes» de Clotilde Ripoull et d’Axel Belliard

D’un côté, Clotilde Ripoull, passée par les partis centristes du Modem et de Convergence démocratique de Catalogne (CDC), est résolument «indépendante». Elle axe sa campagne sur la revitalisation de la ville et les emplois, notamment grâce à une réduction de la fiscalité municipale pour les entreprises. Quant au militant du Parti de gauche Axel Belliard, s’il n’a pas été soutenu par sa direction parisienne, il bénéficie du soutien de l’influente conseillère municipale Jacqueline Amiel-Donat, numéro deux de sa liste, exclue du PS.

L’extrême gauche avec Stéphanie Font (NPA) et Liberto Plana (LO)

Stéphanie Font, une militante syndicale et antiraciste de 41 ans, mène les couleurs du Nouveau parti anticapitaliste à Perpignan. L’une de ses priorités est d’instaurer une démocratie locale, directe. Quant à Liberto Plana, de Lutte Ouvrière, 56 ans, il se présente une nouvelle fois pour à ces élections, pour lutter contre le chômage et améliorer les salaires.

Les «Jeunes engagés» menés par Philippe Simon

Montée en deux semaines et menée par un ex-Convergence démocratique de Catalogne -la grande formation centriste catalane-, cette liste composée essentiellement de jeunes souhaite «une plus grande transparence» dans la gestion municipale et une revitalisation du centre-ville. «On veut lutter aussi contre l’abstention, et être à la pointe d’une révolte pacifique des jeunes», explique Joan Nou, 27 ans, qui pointe «les personnes d’un certain âge» qui composent les listes adversaires.