Municipales 2014: A Toulouse, il faut cadrer les adeptes de la 3e mi-temps

PROGRAMME Les candidats ont quelques idées pour améliorer la vie nocturne des Toulousains...

Beatrice Colin

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La nuit à Toulouse.
La nuit à Toulouse. — F. Scheiber

Toulouse a la réputation d’être une ville festive, animée par ses étudiants et ses jeunes actifs. Jusqu’en 2009, les soirées s’achevaient à l’aube dans les bars grâce à une exception locale : l’autorisation d’ouvrir jusqu’à 7 h du matin. Mais face aux nombreux accidents de la route liés à l’alcool, la préfecture a dégainé une nouvelle réglementation, fixant la fermeture à 3 h le samedi.

Encadrer la vie nocturne, un enjeu de taille à Bordeaux - Le 10/03/2014 à 9:23

Les cafetiers ont contre-attaqué en justice, ont gagné au premier round avant de perdre en appel. Ils ont même reçu le soutien de la mairie socialiste, confrontée à un nouveau problème, celui de clients errant dans les rues de Toulouse jusqu’à 5 h 15, heure du premier métro. Pour éviter les débordements, la collectivité prendra en 2011 des arrêtés anti-alcool sur la voie publique et signera une charte de la vie nocturne avec les responsables d’établissement.

De nouvelles lignes de Noctambus

Aujourd’hui, aucun candidat ne parle de revenir en arrière. Tous se penchent sur les moyens de ramener les joyeux drilles en vie jusqu’à chez eux et d’éviter que leurs joies, parfois bruyantes, ne se transforment en scènes de ménage avec le voisinage. « Nous déploierons trois nouvelles lignes Noctambus et nous étendrons les horaires d’ouverture du métro jusqu’à 3 h du matin, ce qui n’était pas possible jusqu’à maintenant pour des questions de maintenance », assure le maire PS sortant, Pierre Cohen.

Cette proposition, il la partage avec son challenger UMP-UDI-MoDem. Jean-Luc Moudenc veut dresser un diagnostic sur les transports nocturnes, invoquant des taxis collectifs. Une idée aussi portée par le sénateur Jean-Pierre Plancade (ex-PRG) qui trouve que le système « de ramassage par taxi-bus coûte moins cher que des bus ». La centriste Christine de Veyrac préconise des navettes électriques et « une présence de la police municipale sur les lieux festifs ».

C’est aussi le cas du FN Serge Laroze. L’écologiste Antoine Maurice préfère « embaucher 5 à 6 médiateurs qui permettraient d’éviter d’appeler la police ». Quant au candidat mélenchoniste Jean-Christophe Sellin il veut travailler en amont en « mobilisant des crédits pour l’isolation phonique ».