Municipales 2014: Les professionnels de la nuit estiment que Rennes s'est «endormie»

TENDANCE Autrefois réputée pour être une ville festive et rock'n roll, Rennes est de moins en moins ouverte au monde de la nuit...

Camille Alain

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Bruno gère Le Sablier, un café-concert emblématique de la ville.
Bruno gère Le Sablier, un café-concert emblématique de la ville. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Patron du café-concert Le Sablier depuis près de 30 ans, Bruno ne mâche pas ses mots quand on lui parle de la réputation « rock » de sa ville. « C'est fini ça. Rennes est une ville très bourgeoise qui ronronne », regrette le patron de bar. Ici pourtant, les événements ne manquent pas. Mythos, Travelling, Trans Musicales, Tombées de la Nuit... Il n'y a pas un mois qui n'ait pas son festival.

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« Ce sont des choses qui existent depuis des années. Ce qu'il faut, c'est de l'innovation, de l'éphémère. La différence avec Nantes est hallucinante », poursuit Bruno. Lui aimerait voir des friches industrielles investies ou des projets alternatifs comme les Ateliers du Vent ou L'Elabo. Lieu de vie et de fête, ce dernier est menacé de déménagement par des projets immobiliers.

Un point de vue partagé par Marc Faysse, du collectif Le jour et la nuit. « A Rennes, on a des grosses machines qui fonctionnent bien, mais pour les petits c'est compliqué. Il y a beaucoup d'associations qui renoncent à organiser une soirée faute de salle adaptée. » Porte-parole d'un groupement d'associations, il a écrit aux candidats pour leur demander un lieu de vie autogéré ouvert le jour et la nuit.