Municipales 2014: La fête s'endort très tôt

PROGRAMME Les candidats ont des idées pour dynamiser la vie nocturne...

Jérôme Diesnis

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Contrairement à de nombreuses villes, les établissements ferment à 1 h.
Contrairement à de nombreuses villes, les établissements ferment à 1 h. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

«Montpellier, la ville où le soleil ne se couche jamais. » Il y a 4 ans, le slogan avait fait sursauter le milieu de la nuit. La 8e ville de France est l'une des rares où les bars ferment si tôt : une heure du matin, à quelques exceptions près.Invités à se prononcer sur une fermeture plus tardive, les candidats aux municipales avancent à pas de velours sur le sujet. « Il est de notre devoir d'assurer la tranquillité des gens, chacun a droit à son sommeil et sa sécurité », rappelle en préambule Jean-Pierre Moure (PS/EELV). « Mais Montpellier est aussi une ville jeune et du sud où les gens vivent le soir. »

La question du bruit

D'où l'idée « d'ouvrir une concertation avec le tissu professionnel et les syndicats des bars et restaurants », souligne Philippe Saurel (divers gauche). Une prudence partagée par Joseph Francis (UDI) qui prône « une gestion au cas par cas. Une ouverture tardive peut s'opposer au principe de sécurité et engendrer de fortes gênes dans le voisinage.» Sécurité et bruit, deux limites pour France Jamet (FN). « Le bruit devient insupportable. »

Encadrer la vie nocturne, un enjeu de taille à Bordeaux - Le 10/03/2014 à 9:23

 

Alors, pour éviter de « revivre ce qui s'est passé dans le quartier St-Roch », Jacques Domergue (UMP, UDI, MoDem) a une idée ambitieuse : « En centre-ville, la limite doit rester à 1 h. En revanche, Oze sera un quartier de bureau le jour. Il pourrait être celui de la fête la nuit avec des tramway circulant toute la nuit pour inciter les jeunes à ne pas prendre la voiture. »

Sans imaginer un quartier dédié, Muriel Ressiguier (Front de gauche) et Jean-Pierre Moure partagent une même idée : « Travailler avec les établissements pour une meilleure insonorisation et, ponctuellement, délivrer des autorisations d'ouvertures plus tardives, en concertation avec les riverains. »

 

■ Aider les étudiants à se loger

Alors que des enquêtes révèlent le nombre important d'étudiants en difficulté, Jacques Domergue et Jean-Pierre Moure entendent l'un comme l'autre « construire 2 500 logements étudiants supplémentaires » avec « en plus des systèmes d'accueil provisoires à leur arrivée à Montpellier », précise le premier. « Il faut favoriser l'accès aux résidences universitaires », souligne Muriel Ressiguier qui souhaite « en construire davantage. »