Copé n'a pas perdu sa cote de popularité à Strasbourg

POLITIQUE Assailli par les journalistes, applaudi par les militants. L'accueil de Jean-Francois Copé à Strasbourg a été bien différent entre la gare et le meeting de la candidate UMP Fabienne Keller...

A Strasbourg, Floreal Hernandez

— 

Jean-François Copé avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin en soutien de Fabienne Keller
Jean-François Copé avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin en soutien de Fabienne Keller — Gilles Varela / 20 Minutes

Pour les militants strasbourgeois, les dernières révélations médiatiques sur le numéro 1 de l'UMP ne changent pas leur opinion sur le parti ou ne va pas changer leur vote. «Je n'ai jamais voté socialiste, communiste ou Melenchon, toujours à droite, clame André. Ce ne sera pas autre chose.»

Marie-Josée se demande: «Pourquoi ça sort maintenant?» Un argument lancé par Jean-Francois Copé à sa descente du TGV. «Quand on n'a pas de crédibilité économique [le parti socialiste], on cherche ailleurs. Ça m'énerve», râle Gilbert Gless, sur la liste d'un des deux candidats UMP à Hoenheim, ville de la communauté urbaine de Strasbourg.

Distribution de pains au chocolat

Les jeunes militants socialistes, moqueurs, sont venus distribués des pains au chocolat devant la salle du meeting. Ils sont accueillis de «diverses manières. Avec humour ou de manière virile mais correcte», annonce le groupe de MJS. Un homme d'une soixantaine d'années lâche à son épouse: «Les socialistes en profitent, c'est des connards!»

Maxime, Bryan et Mohamed, trois jeunes d'une vingtaine d'années, appellent les gens «à ne pas confondre scène locale et nationale». Marie-Josée le rappelle: «On vote pour les municipales en mars. Pour Fabienne.» La présence de Jean-François Copé et ce qui l'entoure -affaires ou presse- l'importent peu, l'habitante de la Robertsau (un quartier de Strasbourg) est «là pour Fabienne».