Grenoble: Les propositions des candidats pour booster la culture

À Grenoble, Souhir Bousbih

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 Le musée de Grenoble est un des plus prestigieux d'Europe
 Le musée de Grenoble est un des plus prestigieux d'Europe — M.Allard/Pleinstitres/20Minutes

Grenoble est au top du classement des villes où il fait bon étudier, mais c’est loin d’être la destination favorite des français. Les hôtels affichent en moyenne un taux d’occupation de 55%, pour des séjours qui n’excèdent pas deux nuits...

Un potentiel mal exploité

Ce manque d’attractivité, le candidat PS et 1er adjoint Jérôme Safar l’incombe à un déficit de visibilité: « Proportionnellement à sa taille, Grenoble a un patrimoine culturel important, notamment grâce à ses musées. Le problème, c’est qu’à chaque fois que nous voulons communiquer sur des expositions au-delà de la ville, l’opposition nous tombe dessus et nous reproche des dépenses déconsidérées…». Pour l’élu, le salut viendra de la Métropole, qui « allouera à Grenoble plus de moyens et lui permettra de passer un cap».
 
Si Philippe de Longevialle (Modem) rejoint son rival sur la «richesse et la diversité du patrimoine Grenoblois», il reconnait des «difficultés » à faire rester les gens plusieurs jours. À défaut de les garder plus longtemps, le candidat propose de les faire venir plus souvent en multipliant les occasions: « Grenoble est une ville connue pour son innovation, c’est un atout sur lequel on doit s’appuyer en créant un événement culturel autour des nouvelles technologies». Pour les beaux jours, il évoque également la possibilité de remplacer le concert d’été par un «  festival des artistes Grenoblois ». Objectif : «Révéler les talents locaux et réduire les coûts».
 
Mathieu Chamussy (UMP) croit lui «à la création d'un événement fédérateur qui ancre l'image» de Grenoble, à l'instar du festival Inter celtique de Lorient et du festival de la bande dessinée d'Angoulême. «Nous lancerons un appel à projets» affirme-t-il.
 

« Retisser des liens avec l’histoire »

Eric Piolle, le candidat écologiste, table plutôt sur la mémoire de Grenoble, bastion de la Révolution française, pour relancer l’économie de la culture: « Il y a matière à créer une fête autour de la journée des Tuiles. Ce serait une manière de retisser des liens avec l’histoire et de sortir du prisme des nanos technologies et de la Villeneuve».
 
Denis Bonzy mise aussi sur le passé de Grenoble pour impulser une nouvelle dynamique, avec la création d'un Musée des sciences destiné à " populariser l'identité historique industrielle, commerciale et artisanale de l'agglomération".
 
On ne quitte pas l’Histoire avec la candidate FN, Mireille d’Ornano, qui imagine un festival « national » du film historique: « Des villes comme Deauville se sont développées grâce au cinéma. Pourquoi pas Grenoble ? ». Là où on l’attendait moins, c’est sur sa seconde idée: « Je pense qu’on devrait faire un festival du graff. J’ai des amis qui en font et c’est intéressant. Toutes les innovations sont bonnes à prendre ».