Nice: Vardon veut jouer les « agitateurs »

MUNICIPALES Le président de Nissa Rebela est candidat pour la deuxième fois à la mairie de Nice...

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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La ville de Nice.
La ville de Nice. — Capture d'écran/ Google Map

Il est parti tard en campagne mais « veut frapper fort ». A 33 ans, Philippe Vardon, le plus jeune des candidats à la mairie de Nice, l'avoue, « c'est la course en ce moment ». D'après ce Niçois, qui se lance avec Nissa Rebela, parti d'extrême droite réunissant des identitaires, « Christian Estrosi, [maire sortant UMP], sera réélu grâce aux divisions de la droite. » Peu importe, pour cet ancien chanteur de « rock identitaire », l'objectif est « de rentrer au conseil municipal ».

Greenpeace

Lancé en solitaire, la tête de la liste « Immigration - islamisation - insécurité - impôts : basta » a pourtant frappé à la porte du Front national... En vain. Même chose auprès de l'ex-FN et ancien maire de Nice Jacques Peyrat, à nouveau candidat. « La manière dont s'expriment les identitaires est violente, avance un cadre du Front national sur la Côte d'azur. Cela heurte l'électorat. » Une image « sulfureuse » que réfute l'ancien président des Jeunesses identitaires dans les années 2000. « On a une manière de faire qui ressemble plus à Greenpeace qu'au MoDem », résume Philippe Vardon. « Nous sommes agitateurs et radicaux », poursuit-il. Aucune action coup de poing n'est prévue pour la fin de la campagne, selon l'intéressé, qui se targue d'avoir été « le seul en six ans à avoir fait condamner Estrosi devant les tribunaux ». L'identitaire concède ne plus vouloir « protester mais agir et participer à l'exécutif municipal ».

■ « Des actions pour faire parler de nous »

« L'apéro saucisson-pinard », la soupe populaire au cochon ou encore le fait de rebaptiser certaines rues en « rue de la burqa »... Nissa Rebela et le Bloc identitaire (qui soutient le candidat) sont connus pour leurs actions coup-de-poing médiatisées. Et Philippe Vardon le pense : « il faut provoquer pour faire réagir ». Il continue dès la semaine prochaine. Le candidat d'extrême droite va publier un livre intitulé L'imam Estrosi. Demain à Nice, 20 mosquées ?