Municipales 2014: Philippe Saurel, la surprise montpellieraine

ELECTIONS Le candidat divers gauche a battu Jean-Pierre Moure à la surprise générale...

Jérôme Diesnis

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Philippe Saurel, dissident socialiste.
Philippe Saurel, dissident socialiste. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Tout au long des élections, Philippe Saurel a grimpé. «Intègre et vertueux» pour son directeur de campagne Abdi El-Kandoussi, il a su se rêver maire, alors que tout le monde le voyait comme le 3e homme derrière les listes de Jean-Pierre Moure et Jacques Domergue. « Il y a un moment où l'on a l'intime conviction que c'est l'heure d'agir. C'est une aventure unique en France », note-t-il.

Avant sa dissidence du PS, Philippe Saurel en était un poids lourd local. Membre du bureau national, vainqueur des sept élections (municipales et cantonales), ce chirurgien dentiste a maintenu sa candidature, lancée dès 2010, contre vents et marées. Jusqu'à son exclusion, faute d'avoir accepté le vote des militants.

«Les manipulations ont débouché sur la rocambolesque désignation du candidat voulu par Paris, se justifie-t-il. Les dés étant pipés.» L'ex-adjoint aux affaires sociales, à l'urbanisme et à la culture d'Hélène Mandroux avait pris sa carte du parti en 1994. Il l'a perdue, mais «[ses] idées resteront socialistes jusqu'au bout. Comme Jean Jaurès, pas comme Harlem Désir. Une philosophie tournée vers l'humanisme, pas les arrangements entre amis.» Mais la fracture avec le parti est profonde: «Dans les conditions actuelles, je ne souhaite pas réintégrer le PS.»