Toulouse: Sandra Torremocha, la cheville ouvrière

MUNICIPALES La candidate LO porte la parole des travailleurs...

Julie Rimbert

— 

A 40 ans, Sandra Torremocha brigue pour la deuxième fois le Capitole.
A 40 ans, Sandra Torremocha brigue pour la deuxième fois le Capitole. — F. Scheiber / 20 Minutes

Depuis 1991, elle est communiste révolutionnaire, au service de la lutte des travailleurs. Sandra Torremocha, 40 ans, est la dernière candidate à s'être déclarée pour les municipales à Toulouse. Déjà présente en 2008, où elle avait obtenu 0, 83 % des suffrages, cette professeure d'espagnol dans un collège de Muret est un peu notre Arlette Laguiller locale. A l'image de la pasionaria de LO, elle reste très discrète sur sa vie privée. Un camarade ose à peine confesser «qu'elle a beaucoup d'humour sous des dehors très sérieux». Elle a une autre qualité, celle d'être fidèle… à l'organisation trotskiste et à ses idées, celles de la défense des travailleurs.

A travers sa candidature, elle espère que les Toulousains pourront faire entendre leur voix. «Ce suffrage, c'est l'occasion de dire qu'ils sont écœurés par la politique de ce gouvernement, martèle Sandra Torremocha. Il était évident de présenter une liste pour faire demander l'interdiction des licenciements puisqu'aujourd'hui on constate que des entreprises à Toulouse, comme Sanofi ou Airbus Group, affichent des bénéfices exorbitants et licencient. C'est scandaleux et inadmissible.» Pour cette petite brune portant de sévères lunettes, il n'était pas envisageable de présenter une liste commune avec les autres listes de gauche, en particulier le Parti de gauche qui n'avait selon elle pas une position suffisamment contestatrice par rapport au gouvernement. Faute de proposition locale, Sandra Torremocha réclame une hausse des salaires et des retraites. Pour la soutenir, Nathalie Arthaud, porte-parole nationale de Lutte ouvrière, sera présente le 19 mars lors de sa réunion publique à 20 h 30 à la salle Sénéchal.