Lille: «Le FN n'est pas le parti des ouvriers»

MUNICIPALES 2014 Nicole Baudrin engage le combat pour la troisième fois avec Lutte ouvrière...

Gilles Durand

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Nicole Baudrin, candidate de Lutte Ouvrière pour les élections municipales à Lille.
Nicole Baudrin, candidate de Lutte Ouvrière pour les élections municipales à Lille. — M.Libert/20 Minutes

Lutte ouvrière (LO) sera finalement du combat. Pour la troisième fois, Nicole Baudrin emmènera la liste trotskiste pour les municipales à Lille. Sans surprise, elle entonne, avec son colistier Claude Martin, le refrain du «camp des travailleurs» contre le «grand patronat et le capitalisme», mais se dit «sans illusion». «Aucun des problèmes des travailleurs et des chômeurs ne peut se résoudre localement», annonce-t-elle.

Lutte contre l'impérialisme

Pour le parti d'Arlette Laguiller, seule la lutte sociale permet de faire avancer les droits. «On en a eu l'exemple en 1936 et de 1968», souligne Nicole Baudrin pour qui les élections ne servent qu'à «montrer qu'il y a une opposition ouvrière». Car selon cette sage-femme à la retraite, «le Front national n'est pas le parti des ouvriers, il ne cherche qu'à les diviser avec des idées dangereuses». Révoltée, Nicole Baudrin l'est depuis toujours. Attirée par les idées révolutionnaires, elle monte un syndicat à l'hôpital de Denain où elle commence sa carrière à 21 ans.

«C'était les années 1970 où beaucoup de monde luttait contre l'impérialisme», se souvient-elle, un peu nostalgique de cette période. Fin des années 1990, elle est élue au conseil régional avec six autres camarades. Un mandat, pas plus. « Depuis, le mode de scrutin ne le permet plus, regrette-t-elle. Et les illusions électoralistes qu'a créées la gauche ont démoralisé les électeurs.»

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■ «Seule solution? Renverser le système»

Inutile de chercher un programme municipal. «Les municipalités n'ont aucune compétence pour résoudre les problèmes des gens», affirme Nicole Baudrin, pour qui Martine Aubry est «au service du patronat» en cautionnant le partenariat public-privé du Grand Stade et la privatisation des transports. «Seule solution: renverser le système. Il ne faut pas oublier que ce sont le capitalisme et les banques qui sont responsables de cette crise.»