Nice: Robert Injey en route pour la lutte

MUNICIPALES Le candidat du Front de gauche à Nice veut un maximum de colistiers élus au conseil...

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Robert Injey se dit " proche de la vie des gens, en prise avec la réalité ".
Robert Injey se dit " proche de la vie des gens, en prise avec la réalité ". — J.-A. Gallien-Lamarche / ANP / 20 Minutes

Il le pense mais ne l'avoue jamais. Son combat ressemble un peu à celui de David et Goliath. Représenter le Front de gauche (le Parti communiste français, le Parti de gauche et des mouvements alternatifs) sur la Côte d'Azur, « ce n'est pas plus compliqué qu'on ne le pense », sourit Robert Injey. Il est en tête de la liste « Nice, l'humain d'abord » et candidat pour la première fois. « Les communistes ont une histoire ici, poursuit-il. Malgré une droite structurée, il y a une forte implantation de la gauche forte. »

« Des batailles à mener »

Comme son « ami » Jean-Luc Mélenchon, président du FDG, Robert Injey estime « être plus fort que le Parti socialiste face à l'extrême droite ». Ses dossiers de prédilection : le logement, les transports et la proximité. Pour ce Niçois, membre du PCF depuis la fin des années 90, « c'est très compliqué que Christian Estrosi ne soit pas réélu. La priorité est donc de faire élire un maximum de conseillers municipaux ». « Il se trompe de scrutin, tance Patrick Allemand, candidat socialiste. Il aurait mieux fait de consacrer ses forces à un rassemblement de la gauche. » De son côté, Robert Injey estime qu'il y a beaucoup de batailles à mener en mairie comme celles du tramway, du stade du Ray ou du logement social... «Et de conclure :» Je n'ai jamais pensé qu'être dans l'opposition ne sert à rien. La politique, je la conçois comme une vie d'action et un combat d'idées au quotidien.»

■ Une campagne qu'il juge « plan-plan »

A 51 ans, cet ancien cadre commercial estime que la campagne à Nice est « plan-plan ». La faute, selon lui, au candidat Christian Estrosi « qui ne veut pas débattre et n'accepte pas la confrontation ». Chargé de la communication au PCF, Robert Injey est fier de sa liste avec « un tiers de représentants issus du mouvement social ». « On veut être proche des quartiers populaires », assure l'ancien président de l'Union nationale des étudiants de France.