Montpellier: Thomas Balenghien, tête de liste et colleur d'affiches

MUNICIPALES Ce chercheur est le candidat du Nouveau parti anticapitaliste...

Jérôme Diesnis

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Thomas Balenghien.
Thomas Balenghien. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Thomas Balenghien est un homme occupé. Contrairement aux autres candidats, la tête du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) continue de travailler pendant la campagne. « C'est un jeune papa qui sait gérer vie personnelle et militante », note Martine Granier, une proche. « C'est un choix, mais aussi une décision liée au contexte. Le NPA n'a pas les moyens de prendre le relais d'un salaire », confirme le chercheur au Cirad, élu CGT au CE. « Les gens comprennent qu'on ne leur ment pas quand ils me voient coller mes affiches. »

« Trop de gens désabusés »

A 35 ans, il est la plus jeune tête de liste de ces municipales à Montpellier. Pas la moins expérimentée puisqu'il avait déjà représenté le NPA aux législatives dans la 10e circonscription. Militant des premières heures du parti, dès la fin 2008, il espère « redonner une perspective politique aux luttes sociales » : « Trop de gens sont désabusés. Le collectif 4020, le parc Montcalm, les Sanofi... ces actions méritent une cohérence politique. » Thomas Balenghien élève rarement la voix. « Son humour pour faire passer ses messages est apprécié », confirme Anne Freiss, militante NPA. « On nous dit souvent utopiste, avance le candidat NPA. Or, nous ne faisons que proposer l'élargissement de ce qui existe déjà. »

 

■ Pas d'alliance

Le Nouveau parti anticapitaliste n'a pas rejoint le Front de gauche. « Avec le PS, on mène une campagne d'opposition. Il est hors de question de fusionner au second tour », confie Thomas Balenghien.