Municipales 2014: Alain Juppé s’offre une balade à Montmartre avec NKM

REPORTAGE L'ancien Premier ministre, qui fut élu du 18e avant de devenir maire de Bordeaux, est venu soutenir la candidate UMP ce mercredi...

Anne-Laëtitia Béraud

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 La candidate UMP à la Mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors d'un point presse le 7 janvier 2014.
 La candidate UMP à la Mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors d'un point presse le 7 janvier 2014. — BERTRAND GUAY / AFP

«J’ai pour Nathalie de l’estime et de l’affection. C’est une personne intelligente, et l’on se rend compte avec le temps que l’intelligence, ça compte». Dans un petit café du 18e arrondissement, rue Lepic, c’est la bousculade pour voir Alain Juppé, venu soutenir Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate UMP à la Mairie de Paris. Un arrondissement que connaît bien l’ancien Premier ministre, puisqu’il était élu de Montmartre plusieurs fois entre 1986 et 1993, avant de devenir maire de Bordeaux en 1995.

Alain Juppé savoure son moment

 
Fort de l’article paru mardi dans l’Express le consacrant en tête du palmarès des «meilleurs maires de grandes villes de France», favori des sondages pour la Municipale à Bordeaux, Alain Juppé savoure son moment, avant de déclencher les rires de l’assemblée: «La dernière fois que quelqu’un a dit que j’étais le meilleur d’entre nous, ça m’a porté la poisse». Mais concernant la campagne de la candidate UMP, marquée par des sondages plutôt décevants et des dissidences, Alain Juppé se veut confiant: «Je me rappelle qu’en 1983, les sondages ne nous donnaient pas gagnant [à Paris], même une semaine avant».

 

«Je n'avais pas une bonne image mais je gouvernais»

Une victoire parisienne pour l’UMP? Alain Juppé y croit, grâce au «rassemblement des gens de qualité» de l’équipe UMP. Michou, présent à ses côtés, acquiesce. Et l’impopularité de l’exécutif pourrait faciliter les choses. A propos de la récente prise de bec entre la ministre écologiste Cécile Duflot et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’ancien Premier ministre juge: «Je n’avais pas une bonne image mais au moins avec mon gouvernement, je gouvernais !».

 
La balade parisienne d’Alain Juppé et de Nathalie Kosciusko-Morizet se conclut par une déambulation dans le quartier de Montmartre, à la rencontre des commerçants. Une pause à la pharmacie rue Lepic, dans une boutique de sacs ou au café aux Deux moulins, célèbre depuis le film «Amélie Poulain», les deux candidats multiplient les petits mots aux uns et aux autres. De l’autre côté du trottoir monopolisé par la petite foule d’élus, de militants et de journalistes, certains habitants et badauds regardent le spectacle. Quand on lui adresse un tract pour le candidat UMP du 18e, Marina lâche: «Hors de question, je suis socialiste, moi». Quant à un couple de sexagénaires, sympathisants de l’UMP, ils se déclarent ravis du soutien d’Alain Juppé: «C’est un ancien Premier ministre, il est reconnu par tous. C’est bien qu’il vienne ici pour soutenir Nathalie, elle en a besoin».

 

 

 

 

A propos de l’élection présidentielle, Alain Juppé, qui est candidat à sa succession à la mairie de Bordeaux, a précisé que «2017 n’était pas dans ses radars».