Toulouse: Christine de Veyrac, dame de pique du Capitole

MUNICIPALES L'eurodéputée Christine de Veyrac brigue le Capitole...

Hélène Ménal

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La centriste, spécialiste en relations internationales, veut réveiller sa ville.
La centriste, spécialiste en relations internationales, veut réveiller sa ville. — F. Scheiber/20 Minutes

Elle aurait pu vraiment accuser le coup quand l'UDI l'a lâchée en rase campagne fin janvier. Mais Christine de Veyrac n'est pas femme à se laisser abattre. Elle a transformé l'affront en credo. A 54 ans, c'est en «femme libre» que l'eurodéputée brigue désormais le Capitole, persuadée, façon Baudis, que «l'appartenance politique ne compte pour rien» dans un scrutin municipal. La preuve avec la liste qu'elle a présentée mardi : 68 Toulousains non encartés et de tous milieux. «Des nouveaux visages impatients de faire bouger leur ville», précise celle qui pourfend un «système sclérosé» et prône «la politique autrement».

Franche et déterminée

A l'entendre, on en oublierait presque qu'elle a débuté sa carrière comme collaboratrice de Giscard au Parlement européen et qu'elle siège à Bruxelles depuis 1999. Il y a à peine plus de trois ans, elle était même présidente de l'UMP 31. Avant de perdre ce mandat dans une guerre fratricide contre Jean-Luc Moudenc, qu'elle concurrence au centre dans cette campagne. Dans le camp de son vieil ennemi, on parle de «trip personnel revanchard», on l'accuse de «cracher dans la soupe». La Toulousaine de souche n'en a cure. Elle veut «réveiller [sa] ville» et se donne «à 300 %», même si les sondages ne lui en accordent que 3. «Le seul risque, c'est que nous ayons raison trop tôt», martèle-t-elle. Mère célibataire d'un grand garçon de 19 ans, Christine de Veyrac est décrite comme plutôt «cool» et bonne vivante à la ville. En politique, sa franchise redoutable en a déjà mis plus d'un mal à l'aise. «Elle a toujours été très volontaire et indépendante», raconte Marie-Renée Affre, une amie de cinquante ans. «Elle n'est vraiment pas du genre à trahir les gens qui lui font confiance, ajoute-t-elle, et je suis sûre qu'elle ira jusqu'au bout». N'en déplaise à certains.

 

■ Propositions

La candidate, dont le projet sera connu la semaine prochaine, veut créer six mairies d'arrondissement et plaide pour un tram aérien. Elle imagine aussi des travaux d'intérêt général «non judiciaires». En cas de dégradation, de tag par exemple, la mairie exigerait un travail compensatoire.