Municipales 2014: «Nicolas Sarkozy veut entraîner la droite et mobiliser davantage»

Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud

— 

Nathalie Kosciusko-Morizet et Philippe Goujon, maire du 15ème arrondissement à Paris; le 12 décembre 2013.
Nathalie Kosciusko-Morizet et Philippe Goujon, maire du 15ème arrondissement à Paris; le 12 décembre 2013. — PATRICK KOVARIK / AFP

Soutien de Nicolas Sarkozy en tant qu’«ami» au meeting de la candidate UMP à Paris, discours aux accents nationaux… 20 Minutes a demandé à Philippe Goujon, député-maire du 15e et président de la fédération UMP de Paris, ce qu’il pensait du premier grand meeting de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet.

Comment interprétez-vous la venue de Nicolas Sarkozy ce lundi soir au grand meeting de Nathalie Kosciusko-Morizet?

C’est une manifestation de soutien manifeste. Depuis le début de la campagne, il la soutient sous diverses formes, souhaite entraîner la droite et mobiliser davantage. Les Parisiens commencent seulement à entrer dans la campagne, et aujourd’hui on a le signe de départ de cette campagne. C’est un élément important que Nicolas Sarkozy soit présent pour le lancement de cette campagne.

Nicolas Sarkozy présent ce soir, cela veut-il dire qu’il revient en politique?

Nicolas Sarkozy ne va pas faire tous les meetings de Nathalie Kosciusko-Morizet, ce n’est pas sa vocation. Je pense que depuis le début de la campagne, il a mis ses réseaux à sa disposition de Nathalie. Il y a différentes formes de soutien, il y en aura peut-être d’autres. Ce sera utile. Quant au retour éventuel de Nicolas Sarkozy en politique, je ne pense pas qu’il le fasse à l’occasion d’un meeting parisien de la droite et du centre.

Les discours de ce premier meeting ont des accents nationaux, et vous parlez notamment d’«Hidalgollande». Pourquoi?

Mais parce que c’est la même politique à Paris et au niveau national! On a des augmentations d’impôts et des déficits, un désintérêt pour la sécurité, une augmentation des fonctionnaires ou encore une hostilité vis-à-vis des familles. A Paris on est frappé par une double peine, tant au niveau parisien qu’au niveau national.