VIDEO. Rennes veut un logement pour tous

MUNICIPALES Face à l'essor démographique, la ville va devoir construire...

Jérôme Gicquel

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Dans le nord de Rennes, la Zac Armorique commence à sortir de terre.
Dans le nord de Rennes, la Zac Armorique commence à sortir de terre. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Dans le trio de tête des villes à la plus forte croissance démographique, Rennes est confrontée depuis quelques années au défi d'accueillir ces nouveaux habitants. Le tout sans léser ceux qui y sont déjà installés. Mixité sociale, nouveaux quartiers, rénovation du bâti ou accession à la propriété... Autant d'enjeux auxquels les candidats au fauteuil de maire devront répondre.

Le logement, enjeu du scrutin - Le 11/02/2014 à 10h00

 

Candidate de la majorité sortante, la socialiste Nathalie Appéré s'engage à « construire 1 500 logements par an et 9 000 sur l'ensemble du mandat », dont la moitié en logements aidés (50 % en accession à la propriété et 50 % en location).

 

De la mixité dans le centre

Souvent citée en exemple à l'échelle nationale, la politique de la ville en matière de logement social suscite quelques critiques. Rémy Lescure, tête de liste Alternative Démocrate propose ainsi de « remonter la part du logement social dans le centre ». Une idée également reprise par l'alliance Europe Ecologie Les Verts-Front de Gauche, qui réclame « plus de mixité sociale dans le centre-ville ». Pour la liste Rennes à Gauche (NPA), ce retour des classes moyennes et populaires ne peut se faire sans « une baisse du prix des loyers ». Sur cette question du logement social, Bruno Chavanat (UDI) se distingue. Le candidat de la droite et du centre propose de « vendre 6 % du parc HLM rennais, soit 2 000 logements, à ses occupants solvables ». Une mesure qui permettra, selon lui, de récolter « 200 millions d'euros » qui seront réinvestis pour moitié « dans la rénovation de 6 000 logements existants (lire encadré) » et pour l'autre « dans la mise en chantier de 700 logements nouveaux ».

 

■ Rénover pour moins consommer

La question de la précarité énergétique est au cœur du programme de plusieurs candidats. Nathalie Appéré (PS) propose la mise en place d'une plate-forme locale pour accompagner les propriétaires sur ces questions. Les Verts et le Front de gauche évoquent eux le chiffre de 4 000 logements à réhabiliter chaque année à Rennes et défendent la mise en œuvre d'un tarif progressif de l'énergie (plus on consomme, plus le prix à l'unité augmente).