Rennes: Dur réveil à Sainte-Anne

MUNICIPALES Des heurts ont éclaté samedi en marge d'un meeting du FN...

Jérôme Gicquel

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Des joggeurs interloqués découvrent une voiture brûlée rue de Saint-Malo.
Des joggeurs interloqués découvrent une voiture brûlée rue de Saint-Malo. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Des vitrines de banques et un poste de police vandalisés, une voiture incendiée... La place Sainte-Anne a connu un réveil difficile ce dimanche après les débordements survenus la veille lors d'une manifestation antifasciste. Environ 500 personnes étaient rassemblées dans le centre-ville pour dénoncer la tenue d'un meeting du Front national salle de la Cité. Malgré un imposant service d'ordre, la manifestation a dégénéré au cours de la soirée. « C'est inadmissible de voir ça. Si on est obligés de casser pour s'exprimer, ça devient grave », soupire un père de famille, devant la vitre brisée d'une banque en bas de la place des Lices.

Trois interpellations

Patron d'un bar de la rue Saint-Michel, Armand décrit des scènes dignes d'une guérilla urbaine. « C'était très violent. On a dû ramasser vite fait les chaises et plier la terrasse avant que cela pète et on s'est barricadés dans le bar avec quelques clients », raconte le commerçant, qui a eu une vitre brisée. Au cours des affrontements qui ont duré plus d'une heure, cinq policiers ont été légèrement blessés par des jets de pavés. Trois manifestants ont par ailleurs été interpellés puis remis en liberté, faute d'éléments à charge contre eux.

 

■ La réaction du FN

Réagissant à ces débordements, Marine Le Pen, présidente du FN, a accusé Manuel Valls « de protéger les voyous antifas » et lui a enjoint de dissoudre ces groupes, qualifiés de « milices du pouvoir ».