VIDEO. Montpellier: Le logement, un thème clé

MUNICIPALES Les candidats se sont emparés du sujet...

Nicolas Bonzom

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Trouver un logement à Montpellier relève souvent du casse-tête.
Trouver un logement à Montpellier relève souvent du casse-tête. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Chaque jour, dix nouveaux habitants s'installent à Montpellier, soit plus de 3 000 tous les ans, en moyenne. Avec l'une des plus fortes pressions démographiques du pays, le logement est devenu un enjeu primordial, pour la cité héraultaise. Les candidats aux municipales se sont emparés du dossier, et pointent notamment du doigt l'accès à un logement social. «A Montpellier, l'attribution prend en moyenne trois ans, contre une dizaine de mois dans d'autres villes, souligne Jacques Domergue (UMP). Il faut une refonte des conditions d'attribution, et en garantir l'indépendance.»

Le logement, enjeu du scrutin - Le 11/02/2014 à 10h00

 

France Jamet (FN) souhaite aussi «assurer la transparence dans la procédure». La volonté est partagée par Joseph Francis (UDI) qui souhaite que le logement social reste «à durée déterminée, en attendant de trouver mieux.»

 

Tenter d'agir sur les prix

Avec 25 % d'étudiants dans la population montpelliéraine, le logement estudiantin trouve un écho chez les prétendants à la mairie. Jean-Pierre Moure (PS / EELV) souhaite construire «2 500 logements de plus». Philippe Saurel (DVG) souligne que, «sur les friches universitaires à proximité du tramway, il y a la possibilité de mettre en place des opérations immobilières mixtes où le logement étudiant aura sa place.»

Quant à Georges Piccolo (DVD), il promet un fond «destiné à se porter caution pour les colocations». La flambée des prix dans le secteur de l'immobilier attire, également, l'attention des candidats. Jean-Pierre Moure (PS / EELV) veut un maire qui «régule les prix, pour arriver à des prix de location dans la normalité». Muriel Ressiguier (FG) propose d'agir sur le foncier «en reprenant la main sur la Serm (Société d'équipement de la ville)».

 

■ Les logements vacants, une solution ?

Muriel Ressiguier (Front de gauche) souhaite, en priorité, « récupérer, ou réquisitionner les logements vacants » pour les « utiliser ». La prétendante à la mairie met en avant une étude de l'Insee, qui note que 13 000 logements seraient vacants à Montpellier, dont seulement 3 000 d'entre eux « sont en rotation » (en changement de locataire) : 10 000 logements seraient donc vides. Montpellier serait la 2e ville de France en termes de logements vacants.