Municipales 2014: La gauche menacée dans 85 villes sur les 500 qu'elle dirige aujourd’hui

ÉTUDE Aux prochaines élections, 130 villes pourraient au total basculer…

Bérénice Dubuc

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Des électeurs dans l'isoloir le 17 juin 2012 à Nantes
Des électeurs dans l'isoloir le 17 juin 2012 à Nantes — Frank Perry AFP

La débâcle pourrait être sévère. Le premier test électoral majeur de la gauche gouvernementale depuis son accession au pouvoir en mai 2012, les élections municipales des 23 et 30 mars prochains, pourraient voir un revers comparable au scrutin de 2001, voire à celui de 1983, pour le PS, indique une étude du Monde ce vendredi.

L’étude porte sur les villes de plus de 10.000 habitants et s’appuie sur les scores des dernières municipales (2008), présidentielles et législatives (2012) dans ces communes, en intégrant les données disponibles sur les forces en présence. Aux prochaines municipales, 130 villes pourraient au total basculer.

45 villes tenues par la droite pourraient basculer

La gauche, dans ses diverses composantes, est menacée dans 85 villes sur les 500 qu’elle dirige actuellement. Une «décrue inévitable» qui s’explique, selon les auteurs de l’étude, par la forte impopularité de François Hollande et du gouvernement, mais aussi par l’abstention -qui n’a cessé de s’amplifier aux élections municipales depuis 1983- et la démobilisation de l’électorat de gauche.

A l’inverse, 45 villes aujourd’hui tenues par la droite sont en situation fragile et pourraient basculer, selon la même étude. «Soit parce qu’elle subit l’usure de la longévité, comme à Marseille, soit parce que la sociologie de l’électorat a évolué, notamment dans les villes moyennes, soit, enfin, à cause de la poussée du Front national», souligne Le Monde, précisant que le parti de Marine Le Pen peut espérer gagner une dizaine de communes, essentiellement situées dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, et bien sûr Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais.