VIDEO. Emploi: Le salut de Marseille passera par la métropole

MUNICIPALES La ville est l’une des plus inégalitaires de France...

Mickaël Penverne

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Le port de Marseille, le 5 novembre 2013.
Le port de Marseille, le 5 novembre 2013. — AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Marseille est sans doute l’une des villes les plus inégalitaires de France. Pendant que le taux de pauvreté plafonne à 9% dans le 8e arrondissement, il atteint 55% à la Belle-de-mai et Saint-Mauront. Avec près de 13% de chômeurs, la situation de l’emploi semble également difficile. Si le tourisme a largement profité de Marseille-Provence 2013, le bâtiment, le commerce et une grande partie de l’industrie (la pétrochimie, sidérurgie, construction aéronautique…) connaissent des difficultés.

«Les élus ont l’obligation de rendre ce territoire plus attractif», selon Maurice Wolff

Face à cette situation complexe, Jean-Claude Gaudin veut d’abord améliorer l’attractivité économique de la ville en créant une «académie des ambassadeurs» du territoire. Le maire sortant promet également de soutenir les filières «d’excellence» en créant, par exemple, un «Technopôle de la mer et de l’eau».

Son adversaire, le socialiste Patrick Mennucci, promet de créer 50000 emplois privés «en deux mandatures» en soutenant l’activité du BTP ou en construisant un «pôle des métiers d’activités maritimes» à l’Estaque. Mais pour développer Marseille, le prochain maire devra surtout s’appuyer sur la métropole qui entrera en vigueur en janvier2016.

#MonVote2014 : Mairies et entreprises, l'alliance nécessaire - Le 04/02/2014 à 16h00

 

«Les élus ont l’obligation de rendre ce territoire plus attractif, souligne Maurice Wolff, vice-président de l’UPE 13 (Union pour les entreprises). Aujourd’hui, ils ont l’outil pour le faire. C’est désormais de leur responsabilité d’écrire une nouvelle stratégie économique.»

 

Le port, Euromed, l’université... les atouts de la ville

Pour se développer, Marseille a des atouts en main. Selon Frédéric Rychem, maître de conférence à l’université d’Aix-Marseille, la ville peut d’abord s’appuyer, comme d’autres métropoles, sur l’économie de la « connaissance » : la recherche et développement, les technologies de l’information et l’éducation. « Ce sont des industries à forte valeur ajoutée qu’il faut encore structurer », précise-t-il.

La ville peut aussi compter sur son port avec le tourisme de croisière qui permet « d’irriguer financièrement tout le tissu local ». Les nouvelles infrastructures, comme le Mucem ou les Terrasses du port, vont également « permettre de cristalliser de nouvelles activités ». La partie industrielle du port mérite également d’être valorisée notamment pour le trafic méditerranéen, ajoute l’économiste. Enfin, la ville, et bientôt la métropole, peut aussi s’appuyer sur Euromed, ses deux zones franches ou encore son université unique Aix-Marseille. « Malgré le contexte difficile, il existe des éléments objectifs qui permettent d’être optimiste », conclu Frédéric Rychem.