Léon Copin, maire au long cours

MUNICIPALES 2014 A Noyelles-les-Vermelles, l’élu socialiste devrait l’emporter pour la huitième fois...

Gilles Durand

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M.Libert/20 Minutes

En mars, il entamera probablement son huitième mandat, faute de concurrent. Dans six ans, Léon Copin, maire de Noyelles-les-Vermelles, près de Béthune, depuis 1971, sera le plus ancien édile en exercice de la région. A l’époque de sa première élection, le président de la République s’appelait Georges Pompidou. Une telle longévité se retrouve souvent dans les villages. Noyelles-les-Vermelles a quitté cette catégorie en l’an 2000, en dépassant les 2000 habitants. «En 43 ans, nous sommes passés de 1000 à 2300», annonce Léon Copin, fier d’être à la tête d’une commune jeune: un tiers de la population a moins de 20 ans.

« Je n’ai pas de vie privée »

Qu’est-ce qui le pousse à continuer? «J’ai peur de m’ennuyer», avoue-t-il. A 78 ans, ce chasseur, pêcheur et cueilleur de voix estime être encore utile à sa ville. «Il y a longtemps que je n’ai plus de vie privée, d’ailleurs je suis divorcé», avoue cet ancien inspecteur des impôts.

Adepte d’un socialisme à l’ancienne, il croit aux plans communaux qui se sont succédés sous ses différents mandats. La commune s’est dotée d’une association d’aide à domicile, d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées (Ehpad), d’une crêche-garderie et d’une salle de sport. Sa chance: la taxe d’habitation d’une zone industrielle qui lui rapporte 700.000€ chaque année. Un signe du destin pour ce fils de mineur, orphelin à 4 ans.

La politique, il y est entré «pour exister». En 1965, il s’engage au PS et devient conseiller municipal. En sept élections, il n’aura à affronter que deux fois une liste dissidente. L’homme a aussi sa part d’ombre. Impliqué quelques années au sein de la fédération socialiste du Pas-de-Calais -en proie aujourd’hui à une information judiciaire- il préfère jouer son joker quand on évoque cette période: «Je crois encore au PS malgré tout».

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• Ancienneté

Actuellement, le plus long mandat est détenu par le maire de Lattre-Saint-Quentin, un village de 250 habitants, près d’Arras. Bernard Tétu, 81 ans, a été élu, pour la première fois, en 1965.