VIDEO. L'aéronautique, seule piste économique à Toulouse ?

MUNICIPALES Les candidats prônent une diversification économique...

Hélène Ménal

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La domination écrasante de l'industrie aéronautique doit être réduite.
La domination écrasante de l'industrie aéronautique doit être réduite. — F. Scheiber / 20 Minutes / Archives

Ce n'est pas un cliché. Il suffirait que l'aéronautique s'enrhume pour que l'économie toulousaine batte de l'aile. Dans la région, plus d'un salarié sur dix travaille pour le secteur aéronautique et spatial qui truste à lui seul près des deux tiers des emplois industriels.

#MonVote2014 : Mairies et entreprises, l'alliance nécessaire - Le 04/02/2014 à 16h00

 

Et si les carnets de commandes d'Airbus sont pleins pour huit ans, le spatial a des quintes de toux. Pour preuve, Astrium et Alcatel Alenia Space envisagent de supprimer respectivement 396 et 124 postes.

 

Vieillissement et énergies

Le diagnostic de cette «aéro-dépendance» est partagé par les candidats au Capitole qui cherchent comment s'en affranchir. «Dans le domaine des matériaux, de l'électronique, il y a des savoir-faire issus de l'aéronautique qui peuvent se transformer en filières d'excellence», estime Pierre Cohen (PS), le maire sortant qui croit aussi dans les «objets connectés». La santé, avec l'Oncopôle (lire encadré) mais aussi le Gérontopôle du CHU, inspire également beaucoup. Pour l'édile sortant comme pour Jean-Pierre Plancade (sans étiquette), la recherche sur le vieillissement pourrait donner un coup de jeune à l'économie toulousaine. Jean-Luc Moudenc (UMP, MoDem, UDI) pose comme préalable à la diversification un «rapprochement», y compris géographique, des entreprises et universités. Il estime que la filière touristique et du patrimoine est sous-exploitée. Parmi ses autres pistes, il y a les matériaux et le numérique.

Enfin, la transition énergétique a la cote. La centriste Christine de Veyrac prépare avec des chercheurs «une annonce qui surprendra sur ce thème». Jean-Christophe Sellin (Parti de gauche) y croit aussi. «Nous devons investir massivement dans l'éolien léger et le petit solaire», dit-il. Quant aux écologistes emmenés par Antoine Maurice (EELV), ils détectent un important gisement d'emplois dans la rénovation énergétique des bâtiments publics et des logements.

 

■ Sur les cendres d'AZF

En 2001, l'explosion de l'usine AZF entraînait celle du pôle chimique toulousain. Treize ans plus tard, les industriels concernés tablent sur la «Chimie verte» et les matières premières renouvelables. Le site dépollué d'AZF est devenu l'Oncopole et s'apprête accueillir la Clinique universitaire de Cancer. Au-delà des emplois publics médicaux transférés, seuls deux industriels se sont installés : Sanofi et les laboratoires Pierre Fabre.