VIDEO. Emploi: L'avenir de Rennes lié au numérique

MUNICIPALES Les candidats misent sur la filière pour booster l'économie...

Jérôme Gicquel

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Le maire Daniel Delaveau (PS) lors de l'inauguration de la plate-forme de réalité virtuelle Immersia à l'Inria en juin 2012.
Le maire Daniel Delaveau (PS) lors de l'inauguration de la plate-forme de réalité virtuelle Immersia à l'Inria en juin 2012. — Archives J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Berceau du Minitel, Rennes s'imagine déjà en capitale du numérique. Les candidats au fauteuil de maire ont bien compris l'enjeu et misent beaucoup sur ce secteur pour dynamiser l'économie. Un pari sur l'avenir d'autant plus important que la filière télécoms, grande pourvoyeuse d'emplois sur le bassin rennais, est frappée par la crise avec les plans sociaux chez Alcatel-Lucent et Renesas.

Pour passer de « l'ère des télécoms à l'ère de l'économie numérique et des usages », comme le suggère Bruno Chavanat (UDI), candidat de la droite et du centre, la capitale bretonne ne part pas de zéro. « Les compétences et les innovations sont déjà là et le seront encore plus avec l'institut de recherche technologique B-Com. Il faut maintenant s'attacher à décloisonner le monde de l'université et celui de l'entreprise », indique la candidate socialiste Nathalie Appéré.

#MonVote2014 : Mairies et entreprises, l'alliance nécessaire - Le 04/02/2014 à 16h00

 

Pour Bruno Chavanat, l'enjeu est surtout de renforcer la visibilité de Rennes qui « doit être identifiée comme une référence mondiale de l'économie numérique ». Pour cela, il propose la création d'ici à 2018 d'un Space du numérique, à l'image du salon agricole qui attire chaque année des milliers de professionnels du monde entier. L'alliance d'Europe-Ecologie-Les Verts et du Front de gauche incite quant à elle les acteurs du numérique rennais à se positionner sur d'autres créneaux porteurs comme les services à la personne ou celui des « smart grids » (réseaux électriques intelligents). Les autres candidats n'ont de leur côté pas encore formulé de propositions sur cette thématique.

■ Où installer le futur quartier numérique ?

Encore au stade de l'appel à projets, l'initiative « Quartiers numériques » du gouvernement, rebaptisée « French Tech », fait déjà des émules à Rennes. Bruno Chavanat propose de l'installer au sein de la caserne Foch, dont l'armée pourrait se détacher d'ici à 2020. Sa rivale Nathalie Appéré penche quant à elle pour un quartier multisites avec les Champs-Blancs pour la partie images et réseaux et le centre-ville pour le design et les industries créatives.