Les pistes des candidats niçois pour l'emploi

MUNICIPALES Les candidats niçois devront tenter d'enrayer le chômage...

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Le chômage azuréen a augmenté de 10,4 % en un an.
Le chômage azuréen a augmenté de 10,4 % en un an. — Archives J. C. Magnenet / ANP / 20 Minutes

De 57 124 demandeurs d'emplois, fin 2012, à 63 056 en décembre 2013. C'est bien dans les Alpes-Maritimes que le taux de chômage a le plus augmenté en Paca, l'an dernier (+ 10, 4 %). A Nice, qui compte le plus fort taux d'habitants vivant sous le seuil de pauvreté (20 %) du département, la question de l'emploi fera forcément débat dans la campagne des prochaines municipales. Pour tenter d'enrayer la crise, chaque candidat a sa petite idée. Selon Robert Injey, tête de liste du Front de gauche, il faudrait « créer un pôle d'économie sociale et solidaire dans la plaine du Var ». De l'autre coté de l'échiquier politique, Jacques Peyrat (ex-FN) aimerait « remettre au cœur des quartiers en difficulté des artisans, commerces et professions libérales ». « Il faudra aussi prendre des mesures fiscales pour attirer de nouvelles entreprises », explique l'ancien maire.

 

 

« Emplois de proximité »

 

 

Le candidat divers droite Olivier Bettati (Mon parti, c'est Nice) veut lui « viser en priorité les emplois de proximité » sans oublier « le devenir de la plaine du Var ». Un dossier cher aussi à l'UMP Christian Estrosi, qui rappelle que 4 000 emplois ont déjà été créés grâce à cette « Eco-Vallée ». Le maire sortant espère aussi poursuivre les initiatives de son actuel mandat : « Politique événementielle dans le tourisme, diversification économique vers les technologies, soutien à l'innovation et à la recherche, pépinière de 3 400 m², implantation d'Ikea (…) », liste-t-il. Le candidat socialiste Patrick Allemand croit lui en des « mesures incitatives », « pour soutenir les filières de l'économie locale ». Pour le Front national et Marie-Christine Arnautu enfin, la priorité serait avant tout dans « une nouvelle structuration de l'espace de la métropole, élargi vers Antibes et Sophia Antipolis » pour « créer une dynamique économique ».

 

■ Ils n'ont pas tous dégainé leur programme

A quelques semaines du premier tour, tous les candidats n'ont pas encore dévoilé leur programme. Si le Front de gauche et Jacques Peyrat ont déjà dégainé leurs mesures, le Parti socialiste devrait dans quelques semaines présenter son volet « Nice, créative et stimulante ». L'axe économique du programme de Christian Estrosi sera connu le 20 février. Et il faudra encore un peu de patience pour Olivier Bettati (DVD) et Marie-Christine Arnautu (FN).