VIDEO. Le chômage, l'enjeu des municipales montpelliéraines

EMPLOI Les candidats aux élections ont chacun leurs propositions pour faire reculer les taux records du chômage...

Nicolas Bonzom et Jérôme Diesnis

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L'emploi sera l'un des axes de campagne majeurs à Montpellier.
L'emploi sera l'un des axes de campagne majeurs à Montpellier. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Avec 14, 3 % de taux de chômage sur le 3e trimestre 2013 et une hausse de 4, 3 points depuis le 1er trimestre 2008, Montpellier n'affiche pas de courbes généreuses. La capitale du Languedoc-Roussillon culmine à 3, 8 points au-dessus de la moyenne nationale (10, 5 %). Chacun des prétendants à la mairie y va de ses propositions pour essayer de faire reculer ces taux records. Jean-Pierre Moure (PS-EELV) mise sur la formation et veut « créer une banque de stages conventionnés avec les entreprises pour faciliter l'accès au monde du travail ».

#MonVote2014 : Mairies et entreprises, l'alliance nécessaire - Le 04/02/2014 à 16h00

 

Une proposition partagée par Joseph Francis (UDI) : « Chaque élève doit trouver une société qui lui correspond », note-t-il. Le candidat du centre confie également que « les emplois aidés mis en œuvre par les mairies peuvent être une réponse, mais restent trop précaires ».

 

«Un fil rouge»

Muriel Ressiguier (Front de gauche), même si « c'est un domaine où l'on ne peut pas énormément agir », voit deux leviers : « miser sur l'économie sociale et solidaire » et « développer le service de la petite enfance, qui va fatalement créer des emplois ». Philippe Saurel (divers gauche), qui considère la lutte contre le chômage « comme un fil rouge de l'action municipale », veut aménager des espaces publics, « pour créer des commerces ou agrandir les existants », pour créer de l'emploi. Le candidat UMP Jacques Domergue assure également que le « chômage est lié au manque d'activité » et propose d'attirer de grandes entreprises, en « mettant notamment à niveau un aéroport sous-dimensionné ». France Jamet (FN) souhaite, en revanche, privilégier les « plus petits » : « Les PME, les artisans et les commerces du centre-ville sont porteurs d'emplois, il faut prendre leur défense. » Quant à Georges Piccolo (divers droite), il prévoit la mise en place d'un « quota d'embauche minimum de Montpelliérains ».

■ La CCI veut optimiser l'offre de formation

Dans son Livre blanc des propositions du monde économique au monde politique, la Chambre de commerce et d'industrie de Montpellier « observe un déséquilibre important entre les offres et les demandes d'emplois ». La CCI propose d'optimiser l'offre de formation à destination des salariés et des dirigeants, en cofinançant une étude sur les besoins réels des entreprises, et de redonner sa place à l'apprentissage avec une campagne de sensibilisation.