Nice: Arnautu, isolée mais combattante

MUNICIPALES La candidate Front national à Nice veut s'imposer sans certains soutiens de poids...

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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La carte de Nice.
La carte de Nice. — idé/20 Minutes

Marie-Christine Arnautu, une parachutée sur la Côte d'Azur ? «Toutes les vacances, je viens à Nice, je connais cette ville», se défend-elle.

Cette ex-Parisienne n'hésite pas à ajouter que «[sa] mère est italienne et [son] grand-père paternel piémontais». A 61 ans, la tête de liste FN-Rassemblement bleu Marine au scrutin municipal de mars s'est lancé un défi. «Il y avait un appel à reconstruire le Front national», confie à 20 Minutes la vice-présidente du parti.

Sans Peyrat ni Nissa Rebela

«C'est une combattante, glisse son directeur de campagne, Gaël Nofri. Elle est entière, parfois colérique.» Au sein de l'extrême droite azuréenne, son profil ne fait pas l'unanimité. «Il était préférable d'avoir un candidat niçois», souffle un cadre frontiste du département. Car pour le moment, Arnautu n'a pas réussi (ou voulu) fédérer le camp de la droite de la droite niçoise.

La preuve, Jacques Peyrat, ancien maire de Nice et ex-FN, n'a pas souhaité s'allier avec cette intime de Jean-Marie Le Pen. «Elle ne connaît rien à cette ville», attaque l'avocat, candidat. Quant aux Identitaires, c'est niet. «Phillipe Vardon (le leader de Nissa Rebela) veut exister par ma candidature. Il n'a pas une bonne image», tacle la frontiste. Dernièrement, un collectif des «Indignés du FN à Nice» a dénoncé «une liste faite de RPR et UMP», parlant de «droite la plus ridicule de France». Depuis, deux des principaux membres de ce groupe ont été exclus du parti frontiste. «Elle s'est tirée une balle dans le pied en refusant de s'allier avec moi et Nissa Rebela», réagit Jacques Peyrat.

 

■ Imposée sur la Côte par Jean-Marie Le Pen

Cadre commerciale d'Air France aujourd'hui à la retraite, Marie-Christine Arnautu a été investie le 25 juin tête de liste Front national à Nice. Et sa candidature aurait fait débat au sein de la commission du parti, Jean-Marie Le Pen étant un pro-Arnautu alors que sa fille Marine aurait plutôt penché pour une figure plus « locale » (Robert Ripoll ou Guillaume Aral). La vice-présidente du Front chargée des affaires sociales a finalement été désignée.