Municipales 2014 à Lyon : Aline Guitard, une militante-née pour mener le PC

PORTRAIT Cette enseignante mènera la liste rassemblant le PC, le Front de gauche et le Gram

Caroline Girardon

— 

Aline Guitard, admiratrice des résistants, milite au PC depuis vingt-sept ans.
Aline Guitard, admiratrice des résistants, milite au PC depuis vingt-sept ans. — C. Girardon / 20 Minutes

A la maison, lorsqu'elle était enfant, l'un des principaux sujets de conversation était déjà la politique. Bercée par des parents engagés, Aline Guitard a tout naturellement suivi leur chemin. À 42 ans, cette enseignante d'histoire-géo, qui officie au collège des Iris à Villeurbanne, se présente aux municipales à Lyon comme tête de liste pour le PC, le Front de gauche et le Gram. «J'ai poussé la porte du PC à 15 ans pour adhérer aux jeunesses communistes, raconte-t-elle. C'était en 1987. Ils étaient les seuls à militer pour la libération de Nelson Mandela et la fin de l'apartheid.» Mandela deviendra pour elle «une référence». « Je lui dois ma première arrestation, rigole-t-elle. Avec mes amis, nous étions allés démonter, lors d'une exposition florale, un stand dédié à l'Afrique du Sud, afin de demander le boycott des produits venant de là-bas.» Et de poursuivre : «Je me suis engagée pour l'aspect humanitaire. Et c'est en militant que je suis devenue communiste.»

Aucun objectif chiffré

Convictions chevillées aux corps, Aline Guitard restera fidèle à son parti. «Si j'étais née dans les années 1950 en Hongrie, je n'aurais certainement pas été communiste. En France, c'est un parti qui lutte pour l'égalité hommes-femmes, qui défend les étrangers.» Elle avoue avoir été beaucoup marquée par le vécu d'anciens résistants et par leur «conception de l'humanité». «Ils se sont comportés en héros sans avoir le sentiment de l'être, explique-t-elle. Face à des situations exceptionnelles, ils ont su soulever des montagnes.» Et soulever des montagnes lors des municipales ? Pour l'instant, elle préfère ne pas se fixer d'objectifs chiffrés. «Beaucoup de gens sont déboussolés par la politique nationale. Mon challenge sera de leur dire qu'ils ont leur place en tant que citoyens.» Mais un bon score à La Croix-Rousse ne serait pas pour lui déplaire.