MUNICIPALES 2014: Le rêve de Georges Piccolo à Montpellier

POLITIQUE Ce candidat à la mairie de la capitale héraultaise sort des schémas classiques...

Nicolas Bonzom

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Georges Piccolo, à Antigone, mardi.
Georges Piccolo, à Antigone, mardi. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

«Et dites bien que je suis le successeur de Frêche ! » Georges Piccolo, 53 ans, n'est pas vraiment un candidat comme les autres. « Économiste et historien » à la retraite, il bat le pavé, il interpelle sur Twitter les journalistes et les politiques, parfois avec virulence, et s'imagine « bientôt en tête des sondages ». « J'ai commencé la campagne pour les municipales avec deux cartes de visite et Facebook », confie Georges Piccolo, qui s'affiche « divers droite ».

Interpellé en 1982 à l'Elysée

Encore peu connu des Montpelliérains, cet habitant de la rue de l'Aiguillerie a pourtant inscrit son patronyme sur les registres de l'Elysée. Le 13 novembre 1982, à 19 h 15, étudiant de 22 ans en sciences politiques, il est rattrapé par les gendarmes, dans le jardin du palais présidentiel, alors qu'il vient d'enjamber la grille haute de 4, 50 m. « Un coup de folie » confessera-t-il aux forces de l'ordre. « Le psychiatre m'a dit que je devrais essayer de faire les Jeux olympiques, se justifie Georges Piccolo, les yeux brillants. Je voulais juste devenir président. » Si on le « surnomme parfois simplet », le Montpelliérain, né à Oran et arrivé en France en 1962, n'en démordra pas et a déjà publié son programme. « Un quota d'embauche minimum de Montpelliérains » contre le chômage, « la privatisation de Kaïna TV », le « retour du garde-champêtre » ou le financement d'une nouvelle mosquée « avec des fonds privés du Qatar » y figurent en bonne place. « Je ne sais pas vraiment pourquoi je me présente, c'est le lapin qui sort d'un chapeau », sourit ce fils d'une « institutrice musulmane et d'un agent des forces spéciales ». « Il peut paraître un peu original parfois, mais il y a quelque chose de lumineux chez lui », confie Emmanuelle, l'une de ses amies.

 

■ Adversaires ?

Georges Piccolo n'épargne pas ses adversaires candidats, signifiant que « Jean-Pierre Moure (PS) est un incompétent » et Jacques Domergue (UMP) « un goujat ».