Municipales 2014: Hidalgo et NKM en toute transparence

J. C. (avec AFP)

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Montage photo: Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo en 2013.
Montage photo: Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo en 2013. — PRM / LCHAM / SIPA

De l’éthique du tac au tac. Les candidates à la Mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et Anne Hidalgo (PS) ont présenté ce lundi leurs engagements en matière d'éthique des élus et de lutte contre les conflits d'intérêts. Pour NKM, il s’agit d’une nécessité pour «une confiance renouvelée entre politiques et citoyens. Ce ne sont pas des engagements partisans, ils doivent pouvoir être partagés par tous», a déclaré la candidate UMP, qui avait réuni ses têtes de liste à son QG de campagne pour leur faire signer devant la presse sa «charte d'éthique pour une gouvernance renouvelée».

Les logements sociaux en tête

Sur ce sujet redevenu sensible en 2013 avec l'affaire Cahuzac, sa rivale Anne Hidalgo a tenu à lui griller la politesse en publiant, une heure auparavant, un communiqué «sur la transparence de la vie publique à Paris». La candidate PS, qui se veut pionnière sur le non-cumul des mandats, y reproduit une «déclaration d'engagement» que chaque colistier aspirant à un siège au Conseil de Paris devra signer d'ici au 20 février. Est détaillé tout ce qu'ils seront tenus de déclarer (patrimoine immobilier, mobilier, activités exercées, etc.) à «la commission de déontologie» qu’Anne Hidalgo veut créer en cas de victoire en mars.

Composée de «personnalités qualifiées et indépendantes» (juristes, magistrats on anciens magistrats), cette commission aura notamment à se prononcer sur l'occupation de logements sociaux par les élus, un sujet classique de tension en période pré-électorale à Paris, qui avait surgi en novembre dans la bataille NKM-Hidalgo.

NKM a réaffirmé ce lundi son souhait que tout candidat sur ses listes en position de devenir conseiller de Paris -et actuellement bénéficiaire d'un logement social de la ville de Paris- résilie son bail avant le dépôt des listes (la date limite est le 6 mars).

Le participatif à la cote

Dans sa «charte d'éthique», que chaque tête de liste UMP-UDI-MoDem doit désormais soumettre à ses colistiers, NKM évoque le plafonnement des indemnités d'élus, le contrôle de leur assiduité ou encore un mécanisme de protection des fonctionnaires «lanceurs d'alerte». Elle promet aussi des droits d'expression nouveaux pour l'opposition (un de ses membres pourra présider la commission d'appels d'offres pour l'attribution des marchés publics de la ville) et le développement du recours au référendum «au-delà des procédures légales en matière de concertation».

Pour associer les Parisiens à la décision politique, Hidalgo et le candidat écologiste Christophe Najdovski avaient déjà proposé de leur côté qu'une partie du budget d'investissement de la ville soit «participatif». A hauteur de 5%, a promis la candidate PS, de 10% a renchéri son concurrent EELV.