Lille: Une élection pas si facile pour Martine Aubry

MUNICIPALES 2014 Martine Aubry va connaître un troisième mandat de maire de Lille...

Gilles Durand

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M.Libert/20 Minutes

Elle se montrait sereine. Maire de Lille depuis 2001, Martine Aubry briguait un nouveau mandat devant les électeurs, forte de sondages qui la donnent largement favorite. Seule ombre au tableau: sa re-mise en examen dans l'affaire de l'amiante. Elle a dû faire face, qui plus est devant ses adjoints écologistes, communistes et divers gauche. Les élus MoDem la soutenaient dès le premier tour. «Quand le centre partage notre projet et nos valeurs humanistes, nous l'accueillons volontiers», confie Martine Aubry. «En réalité, elle est proche du centre-droit», avoue un de ses adjoints. Et au final, sa réelection a été moins triomphale que prévu.

Quartiers métamorphosés

Une chose est sûre, l'ancienne Première secrétaire du PS a du flair. Son coup d'éclat: avoir su faire fructifier le terreau culturel lillois déjà fertile à travers l'opération Lille 2004. «Je sais ce que m'a apporté la culture quand j'étais jeune. Elle offre une sensibilité aux autres qui désamorce la violence.» Depuis, l'image de la ville en a été modifiée et l'association Lille 3000 est devenue le bras armé d'une communication parfaitement maîtrisée.

Le grand atout de Martine Aubry, c'est sa force de travail, reconnue y compris par l'opposition. En campagne, ça aide. Sa carte maîtresse, c'est son bilan. Elle se dit particulièrement fière de «la métamorphose des quartiers». «On parlait d'une ville à deux vitesses, je suis fière que les quartiers populaires restent dans la ville». Son échec: le chômage, qui a augmenté, «mais moins qu'au niveau national», précise-t-elle. Elle assure qu'elle ira au bout de son mandat. «Ma seule ambition, c'est d'être élue et de préparer les équipes qui vont arriver derrière».

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■ Quatre principaux thèmes de campagne

Côté éducation, «il faut continuer à accompagner l'école pour qu'elle s'ouvre sur la citoyenneté», précise Martine Aubry. Concernant l'emploi, la maire va continuer à travailler pour l'installation de commerces de proximité. «En période de crise, il faut insister aussi sur la solidarité.» Enfin, elle a décidé de ne «rien lâcher» question sécurité. «La ville est restée longtemps en sous-effectif policier, je vais continuer à me battre contre ça.»