Municipales 2014: NKM tacle les finances de la Ville de Paris

Jérôme Comin

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 La candidate UMP à la Mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors d'un point presse le 7 janvier 2014.
 La candidate UMP à la Mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors d'un point presse le 7 janvier 2014. — BERTRAND GUAY / AFP

La bataille de la fiscalité est relancée. Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la Mairie de Paris, a assuré ce mardi que la dette municipale s'élevait à plus de 1.400 euros par Parisien, contre 600 euros en moyenne nationale et a dit vouloir «arrêter le gâchis».

«Il y a trop de fonctionnaires dans l'administration»

Sur Europe 1, la députée et ex-ministre, qu'une bataille de chiffres oppose à sa rivale PS Anne Hidalgo, a déclaré que la dette de la capitale, «c'est bientôt 4 milliards». «La moyenne nationale, c'est 600 euros par habitant d'une commune et si vous regardez Lyon, c'est 700 et quelque, a martelé NKM. Les frais de fonctionnement de personnel, à Paris, c'est 832 euros par Parisien. La moyenne nationale c'est 237 euros. Si vous regardez Marseille ou Lyon, c'est en moyenne 600 et quelque.»

Bien décidée à enfoncer le clou sur le thème de la fiscalité, au centre des préoccupations des électeurs pour ces municipales, NKM a égrainé ses propositions pour redresser la barre. «Je propose d'arrêter le gâchis, parce qu'il faut réduire les dépenses, a-t-elle tranché en citant le nombre d'adjoints à la mairie de Paris. Il y en a 36, il faut en avoir au maximum 20», chaque cabinet d'adjoint coûtant «500.000 euros».

«Il y a trop de fonctionnaires dans l'administration et pas assez sur le terrain», a accusé la responsable UMP. Selon elle, il y a eu 14.000 créations de postes de fonctionnaires depuis 2001, mais «seulement 2.200 dans de nouveaux équipements et 300 pour transfert de compétences. Beaucoup de petits chefs ont été nommés sur des motifs politiques».

Le PS dénonce des imprécisions

«Les dépenses de fonctionnement de la Ville n’ont rien à voir avec le “train de vie”, contrairement à ce que soutient notre adversaire, a réagi Bernard Gaudillère, membre de l’équipe de campagne d’Hidalgo. On dirait qu’elle n’a jamais ouvert le budget de Paris et qu’elle ignore à quoi s’appliquent nos crédits: par exemple salaires des agents qui font fonctionner nos services publics (crèches, écoles, centres sociaux, etc) […]. Qu’a à voir avec le “train de vie” la contribution de la Ville à la Préfecture de Police ou aux transports en commun franciliens?»

L’adjoint au Maire en charge du budget en a profité aussi pour rappeler que «Paris est moitié moins endetté que les autres villes françaises» et que la capitale est «classée par le magazine Capital parmi les villes aux impôts locaux les plus faibles, soit à la 108e place sur les 112 plus grandes villes, et les impôts locaux sont supérieurs de 55% à Bordeaux, 52% à Marseille, 32% à Toulouse et 24% à Lyon.»

Anne Hidalgo s’est de son côté engagée à de nombreuses reprises à ne pas augmenter les impôts si elle est élue en mars prochain. Elle doit d’ailleurs présenter le chiffrage de son programme le 27 janvier.