Municipales 2014: NKM et Borloo accordent leurs violons à Paris

Jérôme Comin

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Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy le 17 avril 2012.
Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy le 17 avril 2012. — WITT/SIPA

 La trêve des confiseurs? Après le coup de colère samedi de Jean-Louis Borloo contre Nathalie Kosciusko-Morizet concernant la composition des listes pour les municipales dans la capitale, le calme semble être de retour.

«Cela poserait un problème politique et de confiance»

Le  président de l’UDI avait reproché ce week-end à la candidate UMP à la Mairie de Paris de ne pas respecter l'accord passé entre le MoDem, l’UDI et l’UMP le 5 décembre. «Nous n'osons imaginer qu'il s'agit d'une erreur et qu'un accord aussi clair et précis soit remis en cause de manière unilatérale, avait tancé Borloo dans un communiqué. Cela poserait un problème politique et de confiance.»

Mais mardi, à la suite d’un petit-déjeuner auquel ont participé NKM et Borloo, accompagnés de Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris, Jérôme Peyrat, président de l’UDI à l’Assemblée et de Hervé Marseille, sénateur UDI de Meudon et expert ès investiture, une sortie de crise a semble-t-il était trouvée, rapporte le Figaro de jeudi.

Trois heures de discussion

Au bout de trois heures de discussions, l'UDI Édith Gallois a retrouvé la tête de liste dans le 13e, Fadila Méhal réintégrant le 11e en deuxième place et les pourparlers sont en bonne voie pour deux autres UDI: Olga Johnson dans le 8e et Raoul Delamare dans le 20e, où il remplacerait Atanase Périfan, l'inventeur de la «fête des voisins», en tête de liste, détaille le quotidien. 

«Je confirme», a confié Edith Gallois à l'AFP. «Son cas n'est plus en discussions», a renchéri une source UMP. Ils n'ont toutefois pas confirmé les informations selon lesquelles deux autres cas jugés litigieux par le patron de l'UDI seraient en passe d'être réglés au profit de ses troupes. «Des discussions sont en cours», a-t-on simplement indiqué dans l'équipe de campagne de NKM.

Fadila Méhal, jointe par l'AFP, a déploré de son côté que  Borloo, dont elle fut conseillère au ministère de l'Emploi et de la Cohésion sociale (2004-2007), «s'aligne sur la droite la plus conservatrice», se disant «extrêmement peinée et meurtrie que ça vienne des centristes». «Il faudrait au moins que le MoDem ait une tête de liste», a-t-elle ajouté, laissant entendre aussi qu'on lui reprochait d'avoir appelé à voter François Hollande à la présidentielle de 2012.