Municipales 2014: Pierre Lellouche n°2 sur la liste UMP dans le 8e arrondissement de Paris

J. C. (avec AFP)
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Pierre Lellouche, député UMP, le 15 mai 2013 à l'Assemblée nationale à Paris.
Pierre Lellouche, député UMP, le 15 mai 2013 à l'Assemblée nationale à Paris. — PATRICK KOVARIK/AFP

La guerre des droites n’aura pas lieu dans le 8e. Du moins pour l’instant. Le député de Paris, Pierre Lellouche, proche de François Fillon, a assuré ce lundi avoir eu gain de cause sur le copéiste Charles Beigbeder pour décrocher la place de deuxième de liste avec l'UMP dans cet arrondissement aux municipales.

«C'est un bel accord d'unité»

Cette place, juste derrière Martine Mérigot de Treigny, la tête de liste, garantit d'être élu au Conseil de Paris. Parité oblige, la place de numéro trois devrait normalement revenir à une femme, peut-être centriste. Le différend Lellouche-Beigbeder, épine dans le pied de Nathalie Kosciusko-Morizet, avait valu la création d'un groupe de travail ad hoc au sein de la direction de l'UMP en novembre.

Une troisième réunion de ce groupe qui était prévue mardi «n'a plus lieu d'être», a affirmé Pierre Lellouche devant des journalistes en marge du Conseil de Paris, où il siège. Avec Martine Mérigot de Treigny à ses côtés, il a annoncé avoir conclu avec elle un accord permettant d'«éviter une guerre fratricide», à savoir la constitution d'une liste dissidente, dont le député avait laissé planer la menace le mois dernier.

«C'est un bel accord d'unité du type de celui conclu entre Brigitte Kuster et Bernard Debré», a commenté le directeur de campagne de NKM, Jean-Didier Berthault, en allusion au binôme conduisant la liste de la droite dans le 17e (ces deux personnalités, elle maire sortante de l'arrondissement, lui député, ont un temps affiché leurs rivalités).

Charles Beigbeder n’a pas «dit son dernier mot»

Joint par l'AFP, l'homme d'affaires Charles Beigbeder a regretté d'être ainsi écarté de la place qu'il convoitait dans le 8e, tout en confirmant son intention de devenir conseiller de Paris en mars 2014. «C'est malheureux que ce soit si compliqué de représenter du sang neuf dans la bataille pour Paris. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot et le combat continue», a-t-il ajouté. Il précisera ses intentions lors d'une conférence de presse le 7 janvier.