Contraventions à Paris: Hidalgo pour une augmentation, NKM contre

POLITIQUE Les candidates rivales à la Mairie de Paris s'opposent sur le montant des PV dans la capitale...

20 Minutes avec AFP
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Montage photo: Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo en 2013.
Montage photo: Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo en 2013. — PRM / LCHAM / SIPA

Les candidates à la  mairie de Paris du PS, Anne Hidalgo, et de  l'UMP, Nathalie  Kosciusko-Morizet, se sont opposées samedi sur le  montant des PV dans la  capitale, la première se disant favorable à  l'augmenter, la seconde à  son maintien.

L'Assemblée nationale a voté jeudi la dépénalisation des PV  de  stationnement, une mesure qui pourrait permettre aux maires de fixer   eux-mêmes le montant des amendes.

Anne Hidalgo a jugé que le vote de l'Assemblée était «une  très très  bonne nouvelle qu'on réclamait depuis longtemps», interrogée  sur France  3 Paris-Île de France-Centre. «On va travailler effectivement sur cette nouvelle donne, moi  je  suis pour augmenter (le prix des amendes de stationnement), on verra  à  quel niveau on le fixe», a-t-elle indiqué.

Sa rivale Nathalie Kosciusko-Morizet, invitée de France  Culture, a  elle balayé l'idée d'une augmentation, assurant: «Avec moi,  les impôts  et taxes n'augmenteront pas». La députée de l'Essonne a dit vouloir réfléchir sur «pourquoi les PV ne sont pas perçus».

«Verbalisation des  motards»

Face à ce problème, Nathalie Kosciusko-Morizet a fait deux  propositions:  tout d'abord, «modifier la façon dont on perçoit pour  pouvoir libérer  des personnels et les remettre sur le terrain pour des  missions de  sécurité», évoquant une perception qui pourrait être confiée  à des  «agents privés». Seconde proposition de la candidate UMP, «simplifier la façon  dont  on paie, en utilisant le numérique comme ça se fait dans les  communes  voisines de Paris».

Elle a ainsi évoqué l'exemple d'Issy-les-Moulineaux  (Hauts-de-Seine)  où il est possible de payer son stationnement avec une  application  disponible sur smartphone.

Sur son site internet de campagne, elle s'était déjà élevée  le 6  décembre contre la «verbalisation à outrance qui frappe les  motards».