Municipales: Le député et maire UDI de Neuilly ne veut pas de Jean Sarkozy sur sa liste

POLITIQUE Jean-Christophe Fromantin veut même se lancer dans la campagne «sans étiquette»...

M.Gr.

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Jean-Christophe Fromantin à l'Assemblée nationale, le 16 avril 2013
Jean-Christophe Fromantin à l'Assemblée nationale, le 16 avril 2013 — WITT/SIPA

Le torchon brûle. Entre l'UMP et Jean-Christophe Fromantin, député et maire UDI de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), l'ancien fief de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas la folle ambiance. A tel point que le maire sortant veut se lancer dans la course aux municipales en tant que candidat «sans étiquette». Et pour cela, il a d'ailleurs lancé le label des «candidats libres», comme l'indique Le Lab.

Le futur candidat affirme même, dans le Parisien de ce jeudi, avoir refusé d'accueillir Jean Sarkozy sur sa liste. Jean-Christophe Fromantin confirme d'ailleurs que la requête lui a été formulée.

Même pas peur de MAM

Mais il ne semble pas vraiment prêt à l'accepter. «Mais à compétence égales, moi, je prends les plus loyaux», a-t-il exprimé, faisant référence au soutien temporaire de Jean Sarkozy à David Martinon, alors candidat pour Neuilly en 2008 et soutenu par l'Elysée. Sauf que l'élection avait alors été remportée par Jean-Christophe Fromantin, après le désistement de David Martinon.

Pour Jean-Christophe Fromantin, le choix est donc clair: «Ce sont ceux qui tractent avec moi depuis 2007 dans le froid, sans rien demander, qui seront sur ma liste», explique-t-il avant d'ajouter: «Je choisirai ceux qui sont avec moi depuis le début plutôt que celui qui arrive au dernier moment et qui, sous prétexte qu’il est proche de telle ou telle personne, devrait intégrer mon équipe.»

Concernant Jean Sarkozy, le message est donc limpide. Quant à Michelle Alliot-Marie, qui devait annoncer sa décision de se présenter ou non à Nueilly. Elle a bien été sollicitée, comme le confirment Patrick Ollier et Roger Karoutchi au Parisien, mais elle n’impressionne pas le sortant UDI.

«Je n’ai pas peur d’elle. Ils ont plus à perdre en faisant cela, parce le parachutage ne réussit jamais. Surtout si c’est pour débarquer trois mois avant les élections.», lâche-t-il.