Matthieu Chamussy, gaulliste canal historique

Manuel Pavard

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Il est conseiller municipal depuis 2001
Il est conseiller municipal depuis 2001 — M. Duboin

 

Comment un homme né dans « une famille plutôt ancrée à gauche» se retrouve-t-il, 43 ans après, candidat UMP à Grenoble ? Alors lycéen aux Eaux-Claires, Matthieu Chamussy a 17 ans lorsqu'il pousse la porte du RPR. «J'étais passionné d'histoire et la figure du Général de Gaulle m'a toujours beaucoup marqué», explique ce père de trois enfants, qui «revendique toujours [sa] filiation gaulliste». Autre figure tutélaire, Philippe Séguin, «l'un des derniers porte-flambeaux de ce courant ».

 

 

«Division mortifère»

 

 

Après un bref passage en fac d'histoire, Matthieu Chamussy «tombe très vite dedans» : collaborateur parlementaire à 20 ans, responsable des jeunes gaullistes en Isère, puis, en 1998, élu au conseil régional dans la majorité d'Anne-Marie Comparini. Il fait alors partie de ceux qui refusent l'alliance de Charles Millon avec le FN. De cette époque, il garde «un intérêt pour les politiques publiques en matière d'environnement, de transports et de culture». Entré en 2001 au conseil municipal, sur la liste de Max Micoud, puis en 2010 au conseil communautaire de la Métro, Matthieu Chamussy devient en 2012 président du groupe d'opposition municipal. Des années qui sont aussi celles des luttes intestines au sein de la droite iséroise. «Une division mortifère, juge-t-il. Ce devoir [d'union] s'imposait à tous, pour proposer un nouvel horizon aux Grenoblois.» Il existe selon lui «deux formes d'élections : une course ou un ring de boxe où il ne reste que le moins amoché. Ce n'est pas ma conception.»

 

■ Rassemblement

Matthieu Chamussy y tient : «Je mène une liste de rassemblement soutenue par l'UMP mais aussi par l'UDI». Lionel Filippi, délégué départemental de l'UDI, devrait ainsi figurer sur sa liste.