Valérie Sachs: «L'accord UDI-MoDem-UMP n'est ni fait ni à faire»

MUNICIPALES 2014 Trois questions à la porte-parole de l'UDI Paris...

Propos recueillis par Alexandre Sulzer

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Valérie Sachs, conseillère de Paris et porte-parole de l'UDI Paris
Valérie Sachs, conseillère de Paris et porte-parole de l'UDI Paris — A. GELABART/20 Minutes

Valérie Sachs est porte-parole de la fédération UDI de Paris. Elle a répondu à 20 Minutes.

Que pensez-vous de l’accord UDI-MoDem-UMP pour les municipales à Paris?

C’est ni fait ni à faire. Il s’agit d’un mauvais accord, dont je me désolidarise, et qui est synonyme de défaite pour l’UMP car il nous absorbe trop tôt. Il lui manquera lors de l’entre-deux-tours le souffle humaniste et de centre-droit que nous représentons. J’aurais souhaité que nous allions jusqu’au bout de la démarche de Christian Saint-Etienne [chef de file de l'UDI à Paris pour les municipales] et que nous présentions des listes autonomes au premier tour. Pour l’UDI, c’est un mauvais accord car il n’a pas été fait par les Parisiens du parti. Il a été négocié à un niveau au-dessus par des gens qui ne connaissent pas la capitale. Cette méconnaissance du terrain nuit à la reconquête. Ce qui importe, ce n’est pas d’avoir 30% des conseillers de Paris qui soient centristes [terme de l’accord entre le centre et la droite], c’est d’avoir les bonnes personnes dans les 20 arrondissements. Dans le cas contraire, vous ne pouvez pas espérer gagner.

Votre opposition ne s’explique-t-elle pas par votre absence sur la liste d’union dans le 16e arrondissement?

Mon avenir politique est un autre sujet. Dans le 16e, il n’y a pas de risque que la gauche l’emporte. Il est symbolique de ce que peut faire la droite. C’est pourquoi je mènerai une liste citoyenne avec la société civile de l’arrondissement face à la liste du maire sortant Claude Goasguen. Elle n’aura pas d’étiquette. Je rappelle que la succession de Claude Goasguen comme député à l’Assemblée nationale sera ouverte en 2017. C’est aussi pour cela que je me présente et parce que je n’ai jamais accepté la façon dont il a sorti l’ancien maire Pierre-Christian Taittinger en 2008.

Vous vous êtes déjà présentée face à Claude Goasguen aux législatives en 2012. Vous avez récolté 1,37% des suffrages. Cela ne vous décourage-t-il pas?

Non, j’ai fait ce score alors que je n’avais l’investiture d’aucun parti. Or, aux législatives, il y a un lien direct avec la présidentielle. Aux municipales, c’est différent. En 2012, la droite était unie après la blessure de la victoire de Hollande. Aujourd’hui, il y a un ras-le-bol des partis politiques, jusqu’au sein de l’électorat UMP. Et je me présente dans tout l’arrondissement, pas uniquement dans le Sud, comme c’était le cas aux législatives, où je suis moins connue.