Municipales 2014: Le Parti socialiste se met «en ordre de bataille»

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Le Premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désire le 7 décembre 2013 à Paris.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désire le 7 décembre 2013 à Paris. — THOMAS SAMSON / AFP

Le PS est en «ordre de bataille». Ce samedi le Parti socialiste a ratifié ses listes et lancé ses outils de campagne pour les municipales de 2014. Il en a aussi profité pour mettre en garde les électeurs contre la volonté de l'UMP d'en faire un «vote sanction» contre le gouvernement.

«Nous sommes le premier parti de France a avoir adopté nos listes pour les municipales comme pour les européennes. Des listes de candidats divers, renouvelées, avec plus de jeunes, plus de femmes (...). Nous sommes prêts à ces combats, alors au combat camarades!», a tonné le Premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir à la tribune d'une convention nationale du parti.

«La ville qu'on aime pour vivre ensemble»

Lors de ce rassemblement des délégués des fédérations, le PS a dévoilé son slogan: «La ville qu'on aime pour vivre ensemble.» Il sera sur les affiches et tracts d'ici le scrutin des 23 et 30 mars. Le cas échéant - et dans les villes ayant le plus de moyens - ce mot d'ordre sera décliné dans des slogans propres à chaque municipalité.

Les délégués qui ont largement ratifié les listes de candidats se sont vu présenter la «charte» pour ce scrutin, sorte de document résumant les «valeurs communes» du PS. Le parti a annoncé aussi qu'il se dotait d'une WebTV et d'outils destinés aux militants pour faire du porte-à-porte - notamment une application de géolocalisation.

«La droite veut détourner cette élection municipale de son véritable enjeu, a mis en garde Harlem Désir. Jean-François Copé dit: “On va en faire un vote sanction”, en mettant l'accent sur la fiscalité et la sécurité. Les Français, eux ne s'y tromperont pas. Il s'agit bien de choisir leur maire pour six ans».

Se défendant de vouloir seulement «limiter les dégâts», il a affirmé aborder la campagne «avec la volonté de conquérir de nouvelles villes», citant «Marseille, Avignon, Calais, Châteauroux». «Oui, il y a un modèle municipal de gauche à défendre», a-t-il fait valoir.

Plusieurs villes phares dans le viseur

Christophe Borgel, secrétaire national chargé des élections a aussi averti que la droite s'apprêtait à «entonner le couplet fiscalité-insécurité». «L'élection qui est devant nous va d'abord être une élection locale et les électeurs répondront à la question: “Quelle femme, quel homme pour diriger notre commune, pour porter les projets de développement de notre commune?”», a-t-il estimé.

Mais, a-t-il mis en garde, «le coeur de l'électorat UMP est totalement déterminé à se déplacer pour voter contre le pouvoir en place» tandis que «notre électorat votera fortement pour des raisons locales».

Pour ce scrutin, dans plusieurs grandes villes détenues par la gauche, les équipes sortantes se représentent: ainsi Martine Aubry à Lille, Gérard Collomb à Lyon, Roland Ries à Strasbourg, Adeline Hazan à Reims, François Rebsamen à Dijon, Bernard Poignant à Quimper. Dans d'autres, de nouvelles têtes vont tenter de prendre le relais, tels Johanna Rolland, à Nantes.

A Marseille, Patrick Mennucci tentera de ravir la mairie à Jean-Claude Gaudin (UMP). La convention a aussi ratifié ses listes de candidats aux européennes, pour lesquelles Harlem Désir sera tête de liste en Ile-de-France et le ministre de l'Education Vincent Peillon dans la circonscription Sud-Est.