Lille: Jean-René Lecerf part à la chasse au Beffroi

MUNICIPALES 2014 e candidat UMP-UDI à la mairie de Lille a ouvert son local de campagne lundi...

Olivier Aballain
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M.Libert/20 Minutes

Cette fois, c'est son tour. Le sénateur du Nord Jean-René Lecerf représentera l'UMP et l'UDI aux municipales de 2014 à Lille. L'ancien maire de Marcq-en-Barœul (1995-2001) va ainsi s'ajouter à la longue liste d'opposants de droite qui ont essayé depuis 1955 de conquérir la capitale des Flandres. «On n'est pas à l'abri d'une bonne surprise», positive quand même ce gaulliste de 62 ans, entré en politique avec le RPR en 1978.

« Pas pour battre Aubry »

Fils et petit-fils de cheminot, Jean-René Lecerf est habitué aux aiguillages délicats. Ses positions minoritaires à l'UMP contre la rétroactivité de la rétention de sûreté ou sur les conditions de détention en prison (il est contre la fouille au corps) lui ont valu les foudres de son patron Jean-François Copé. Il ne craint donc pas de froisser Martine Aubry avec une opposition «ferme» au «socialisme municipal»   qui verrouillerait «toute possibilité d'alternance».

L'alternance, Jean-René Lecerf l'a d'ailleurs vécue au conseil général, où il siégeait comme vice-président de 1992 à 1998, avant de se retrouver à la tête de l'opposition départementale. C'est là qu'il s'est fait connaître en cultivant un subtil équilibre entre opposition politique et relations cordiales avec un exécutif PS parfois retors. À l'opposé d'un Sarkozy dont il déplore encore la «dérive» à droite en 2012, Jean-René Lecerf n'utilise aucune rhétorique guerrière. «Contrairement au discours du candidat UMP en 2008 (Sébastien Huyghe), je n'y vais pas pour battre Martine Aubry, mais pour construire l'opposition.» Prof de droit à Lille jusqu'en 1994, l'élu sait donc où il met les pieds. Il lui reste à se faire connaître des Lillois.

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■ Quatre principaux thèmes de campagne

Jean-René Lecerf prône une baisse de la pression fiscale grâce à la baisse des dépenses de fonctionnement de la ville. Il milite pour la création d'Euraquartiers, des « cités des artisans » pour soutenir l'emploi et les services de proximité. Il souhaite « zéro camp de Roms » à Lille en échange d'un accompagnement à l'intégration des familles. Et prône la couverture « complète » de la ville par la vidéosurveillance.