Municipales 2014: Dominique Tiberi (UMP) présente une liste dissidente dans le 5e arrondissement à Paris

J. C. (avec AFP)

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Dominique Tiberi, adjoint au maire du 5e arrondissement, en octobre 2011
Dominique Tiberi, adjoint au maire du 5e arrondissement, en octobre 2011 — AFP

 Il a mis sa menace a exécution. Dominique Tiberi, fils du maire sortant (UMP) du 5e arrondissement Jean Tiberi, a officialisé lundi sa candidature aux élections municipales de Paris face à Florence Berthout, désignée en octobre par Nathalie Kosciusko-Morizet dans cet arrondissement. «Oui c'est vrai», a-t-il confié à l'AFP après la publication par lefigaro.fr d'un extrait d'interview le présentant comme «candidat dans le 5e». Il devait initialement l'annoncer lors d'une conférence de presse mardi alors qu'il avait déjà acheté le nom de domaine dominiquetiberie2014.fr.

Il juge la candidate officielle «pas sérieuse»

Lui-même élu du 5e, pressenti par son père pour lui succéder à la tête de la mairie, Dominique Tiberi, 54 ans, avait protesté le mois dernier à l'annonce du choix de NKM, prônant le «renouvellement» dans cet arrondissement. Jean Tiberi, 78 ans, avait dénoncé un choix «scandaleux et suicidaire». Dominique Tiberi, qui a décliné la proposition de NKM de figurer en deuxième de liste derrière Florence Berthout - la jugeant «pas sérieuse» - refuse aujourd'hui d'être montré du doigt comme celui qui pourrait faire perdre son camp en mars.

>> La carte des dissidences UMP à Paris, c'est par ici

«Le risque de faire perdre le 5e est directement issu de la désignation arbitraire de Mme Berthout, qui n'est là que pour sauver son poste de conseillère de Paris», a-t-il ajouté. Agée de 51 ans, Florence Berthout siège au Conseil de Paris depuis 2001. Elle est première adjointe de Jean-François Legaret, le maire UMP du 1er, arrondissement qui n'enverra plus qu'un seul élu au Conseil de Paris l'an prochain.

Son père sous le coup d’une condamnation

«Nathalie Kosciusko-Morizet a toujours dit qu'elle ne prendrait pas sur ses listes des personnes qui font l'objet d'une condamnation surtout lorsque la condamnation entraîne de facto une inéligibilité», avait dit en octobre au Parisien Florence Berthout pour justifier son arrivée dans le fief des Tiberi. Cette déclaration visait Jean Tiberi, condamné en appel en mars 2013 à 10 mois de prison avec sursis et 3 ans d'inéligibilité dans l'affaire des faux électeurs du 5e mais qui s'est pourvu en cassation, ce qui suspend l'exécution de sa peine. «Ma porte est ouverte», avait-elle poursuivi à propos de Dominique Tiberi.