Municipales 2014: Selon Bertrand Delanoë, NKM «ne connaît rien à Paris»

J. C. (avec AFP)

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 Le 08 mars 2012. Bertrand Delanoe, maire de Paris, en interview dans son bureau de l'hotel de ville.// Photo: V. WARTNER / 20 MINUTES
 Le 08 mars 2012. Bertrand Delanoe, maire de Paris, en interview dans son bureau de l'hotel de ville.// Photo: V. WARTNER / 20 MINUTES — V. WARTNER / 20 MINUTES

«Mme Kosciusko-Morizet, qui est sans doute une femme intelligente, ne connaît rien à Paris. Elle ne sait pas qu'il y a à Paris, dans chaque arrondissement, une crèche à horaires décalés, des bibliothèques ouvertes, beaucoup de lieux ouverts le dimanche, du service public. Elle ne sait même pas qu'il y a des bus de nuit.» Bertrand Delanoë a effectué une attaque en règle contre la candidate UMP à la Mairie de Paris ce mercredi sur Europe 1.

«Démagogique et irresponsable»

Alors qu’il évoquait le programme de NKM pour les municipales, il l’a jugé «démagogique, irresponsable et incompétent», assurant que son élection conduirait à «un retour en arrière» pour les Parisiens. «Ce n'est pas facile dans une période comme celle qu'on a connue depuis douze ans, à la fois d'augmenter les dépenses de solidarité de 120%, d'augmenter de 70.000 l'offre de logements sociaux et en même temps d'investir massivement au service de l'innovation, de la dynamique économique pour l'emploi. Je n'ai pas envie que Paris revienne en arrière», a affirmé Delanoë.

«C'était difficile de faire tout cela car cela coûte de l'argent. Nous l'avons fait partiellement, pas assez, il faudra en faire encore plus après 2014 et j'ai confiance en Anne Hidalgo pour étendre cela. Mme Kosciusko-Morizet propose de le faire en supprimant 1 milliard d'euros de dépenses. C'est démagogique, irresponsable et incompétent», a poursuivi le Maire de Paris.

NKM épinglée sur le tramway et le Vélib

«Tous les progrès que les Parisiens apprécient, la droite les a combattus, le logement, l'urbanisme. Mme Kosciusko-Morizet elle-même a combattu l'idée du tramway qui, je crois, est apprécié par l'ensemble des Parisiens. Et lorsqu'elle était maire de Longjumeau, elle voulait m'interdire d'étendre le système du Vélib aux communes voisines alors que c'est la Ville de Paris qui paie», a-t-il poursuivi.

Interrogé sur l'application de la réforme des rythmes scolaires, le maire de Paris a indiqué que «cela coûtera en 2014 50 millions d'euros dont 30 financés par l'État. Cette réforme très importante pour la santé des enfants - d'ailleurs dans ses objectifs, elle était plébiscitée unanimement - était difficile à mettre en œuvre. J'en suis parfaitement conscient et nous améliorons chaque jour, école par école, ce qui doit être un progrès pour les enfants.»