Municipales 2014 à Nice : la dette, un clash politique entre Estrosi et Allemand

MUNICIPALES Le maire est accusé de mauvaise gestion par son rival PS

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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L'élu socialiste est déterminé.
L'élu socialiste est déterminé. — Archives ANP / 20 Minutes

«Christian Estrosi, c'est un peu comme Attila : là où il passe, les finances trépassent. » Entre le leader socialiste de Nice, Patrick Allemand, et le maire sortant, Christian Estrosi (UMP), la bataille fait rage. Et risque de se poursuivre sur le terrain judiciaire. Car si le premier édile a menacé la semaine dernière de poursuivre en justice « ceux qui propagent de fausses informations sur les finances et la dette », son rival à gauche aux municipales persiste et signe : « L'augmentation de la dette est réelle, elle est massive et Christian Estrosi en est le responsable. Il est le père de la dette. »

 

 

« Un triste record »

 

Lors d'une conférence de presse lundi matin, Patrick Allemand a ainsi « dénoncé l'augmentation de la dette de la métropole qui a augmenté de 166 % en cinq ans, passant de 356 à 946 millions d'euros ». Graphiques à l'appui, ce dernier a affirmé que les « Niçois détiennent le triste record de France de l'endettement par habitant », et que Christian Estrosi « a emprunté au rythme de 147 millions d'euros par an à la Métropole ». Du côté de la municipalité, Philippe Pradal, 1er adjoint au maire, juge « l'argument fallacieux ». « Son but est de faire peser un doute sur la métropole et d'angoisser les gens. En plus, il additionne les pommes et les poires », avance Philippe Pradal. Face aux possibles poursuites, Patrick Allemand ne veut rien lâcher : « S'il faut mener une bataille judiciaire, on la mènera. Mais, ce n'est pas ma conception d'une campagne. La justice est l'arme des faibles. »

 

■ Conseil municipal

Le 15 novembre se tiendra un conseil municipal extraordinaire pour permettre au maire « d'ester en justice ceux qui propagent de fausses informations sur la dette de la ville de Nice et métropole. »