Municipales: Une course en ordre dispersé à Toulouse

ÉLECTIONS 150 jours du premier tour, «20 Minutes» fait le point sur les enjeux du scrutin...

Béatrice Colin et Hélène Ménal

— 

Le premier tour des élections municipales aura lieu en mars 2014.
Le premier tour des élections municipales aura lieu en mars 2014. — Fred Scheiber/20MINUTES

Porte à porte, tracts de campagne et amabilités sur les réseaux sociaux. La campagne pour les municipales de 2014 a bien débuté dans la Ville rose. Si Pierre Cohen, le maire PS sortant, n’a pas encore endossé son costume de candidat et laisse son parti à la manœuvre, certains de ses opposants ont décidé de ne pas l’attendre pour donner le tempo. En particulier son challenger, l’UMP Jean-Luc Moudenc, qui espère retrouver en mars son poste perdu en 2008 à 600 voix près. Ces élections pourraient aussi être serrées, d’autant que la marge d’avance de Pierre Cohen s’est amenuisée entre les deux sondages parus cette année.

Les voix du centre courtisées. Pendant des décennies, la Ville rose a voté au centre… droit sous les ères Baudis successives. Pas étonnant que de multiples candidats courtisent cet héritage. Le dernier déclaré en date n’est autre que le sénateur Jean-Pierre Plancade. Socialiste passé au PRG, il vient de se mettre en congé de son parti pour briguer la mairie. S’il espère convaincre à gauche, ils disputeront aussi les voix centristes à la doustienne Christine de Veyrac (UDI), en conflit ouvert avec Jean-Luc Moudenc.

L’inconnue FN. En 2008, le parti de Marine Le Pen n’était pas présent. Mais, cette fois-ci, Serge Laroze, figure historique du FN dans le département, sera candidat au premier tour. Si à Toulouse le parti d’extrême-droite n’a jamais fait de gros scores, il peut amputer la droite d’une partie de ses suffrages, qu’elle devra récupérer dans l’entre-deux-tours.

Les épines verte et rouge. C’est un caillou dans la chaussure dont Pierre Cohen se serait bien passé. Une pique verte qu’il avait su éviter en 2008 en partant uni dès le premier tour avec les écologistes. Même si ses troupes ne désespèrent pas d’une alliance de dernière minute, la liste menée par l’élu EELV Antoine Maurice devrait rester autonome. Et ce ne sera pas la seule liste à gauche. Si les communistes devraient repartir avec le maire sortant, Jean-Christophe Sellin, le représentant local de Jean-Luc Mélenchon, abordera en solo les couleurs du Parti de gauche.

Le contexte national. En 2008, malgré ses efforts pour ouvrir sa liste et ne pas revendiquer son appartenance à l’UMP, le candidat Jean-Luc Moudenc avait été victime de l’anti-sarkozysme ambiant. La crise et les décisions du gouvernement Ayrault pourraient aussi jouer un rôle aux dépens, cette fois-ci, de Pierre Cohen.