Municipales à Paris: La candidate du MoDem lance son plan Marshall pour le logement

LOGEMENT Marielle de Sarnez promet la livraison de 100.000 logements supplémentaires en dix ans...

Mathieu Gruel

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Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement démocrate (MODEM), le 23 juin 2013 à Paris.
Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement démocrate (MODEM), le 23 juin 2013 à Paris. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Marielle de Sarnez a un plan. La candidate MoDem à l'élection municipale de mars 2014 a dévoilé, ce lundi, les contours de son «plan Marshall» pour le logement. «La priorité des priorités», selon elle.

Ce premier rendez-vous de campagne -trois autres suivront- a permis à la candidate MoDem de dérouler les grandes lignes d'un projet qui prévoit la livraison de 100.000 logements supplémentaires en dix ans, pour enrayer une crise du logement «qui conduit à un parc privé "inabordable" et à un parc social inaccessible», a-t-elle détaillé.

Mettre fin à la pénurie

Marielle de Sarnez a également appelé à «une mobilisation sans faille, dépourvue d'arrière-pensées politiciennes», pour «construire plus et mettre fin à la pénurie (de logement), seul moyen de faire baisser la pression des coûts».  Elle a ainsi détaillé cette ambition de 100.000 logements supplémentaires en dix ans, «dont la moitié serait construite et l'autre financée par acquisition ou transformation du parc existant».

Pour atteindre les «50.000 logements vraiment construits en dix ans», le rythme de construction serait alors porté à 5.000 logements (contre 2.000 actuellement) par an. Ce qui impliquerait de conquérir 50 hectares de foncier, notamment en couvrant les voies ferrées ou le périphérique, pour y construire ces habitations. «Le partenariat public-privé sera privilégié pour en assurer le financement», a d'ailleurs expliqué la candidate.

La moitié de logements «sociaux et assimilés»

Quant aux 50.000 logements supplémentaires, ils seraient quant à eux financés par acquisition et transformation. Cela représenterait 30.000 logements sociaux réalisés par droit de préemption, 10.000 logements intermédiaires destinés aux familles et 10.000 pour le locatif et l'accession à la propriété.

Dans le détail, sur ces 100.000 logements, la moitié serait donc des logements «sociaux et assimilés» (résidences étudiantes, jeunes travailleurs), 30% «en location ou en accession privée», et 20% seraient des «logements intermédiaires».

Accord probable avec l’UDI

La candidate, parlant de projet «réaliste», s'est ainsi engagée à respecter les 25% de logements sociaux à horizon 2025, estimant que la promesse de 30% de logements sociaux d'Anne Hidalgo n'était pas «tenable».

Affirmant également sa volonté de «faire entendre notre différence», Marielle de Sarnez a par ailleurs détaillé son souhait de «fluidifier les parcours d'accès au logement social». Pour «lutter contre l'opacité des attributions», elle envisage notamment de créer «un guichet municipal unique d'attribution des logements sociaux» et d’«améliorer le taux de mutation au sein du parc social», en prenant en compte le changement de situation familiale ou l’évolution de situations financières.

Et alors qu’un accord entre l’UDI et le MoDem pourrait intervenir «probablement cette semaine au niveau national», Marielle de Sarnez n’exclut pas un rapprochement également au niveau local. Mais si tel était le cas, ce serait pour un peu plus tard. «Les conditions politiques seront posées en deuxième partie du mois de novembre», a-t-elle indiqué. Le temps de mettre son programme en avant.