A Nantes, le PCF réfléchit à se lancer seul

F.B.

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Aymeric Seassau et Marie-Annick Benâtre, élus communistes.
Aymeric Seassau et Marie-Annick Benâtre, élus communistes. — F. Elsner/20 Minutes

 

Disposant à ce jour de 95 élus municipaux en Loire-Atlantique, le Parti communiste a annoncé lundi désirer « dépasser la barre des cent élus » à l'issue des élections municipales 2014. « Nous espérons conserver la mairie de Trignac, reprendre celle de Saint-Joachim et avons des ambitions sur deux autres villes du département. Ailleurs, il s'agira d'essayer d'obtenir le plus grand nombre d'élus à des postes clés », rapporte Aymeric Seassau, secrétaire départemental du PCF.

 

 

Décision d'ici novembre

 

 

Mais avec quelle stratégie au premier tour ? Deux options sont étudiées selon les villes : une alliance derrière le Parti socialiste, ou une liste conduite par le PCF lui-même. « Nous n'avons pas de préférence. C'est le contenu du projet, l'intérêt général, qui fera la différence. Avec les maires des quatre plus grandes villes du département qui ne se représentent pas, la situation est très ouverte. Plus personne n'a d'autorité sur la gauche. » Allié du PS à Nantes depuis 1977, le PCF se déclare « satisfait du bilan municipal » mais hésite encore à s'engager aux côtés de la candidate Johanna Rolland. « Nous attendons des signes forts d'une volonté de rassemblement mais, pour l'instant, c'est hésitant », déplore Aymeric Seassau. Des discussions sont également menées avec le Parti de gauche, mais le PC dit « ne pas partager la même approche sur ces municipales ». Les communistes rendront leur décision d'ici début novembre via un vote des militants.