Municipales 2014: «Je veux étendre les horaires d'ouverture des équipements sportifs à Paris», affirme NKM

Propos recueillis par Jérôme Comin

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Le 05 septembre 2013. Nathalie Kosciusko-Morizet - NKM - en interview dans son local de campagne.
Le 05 septembre 2013. Nathalie Kosciusko-Morizet - NKM - en interview dans son local de campagne. — V. WARTNER / 20 MINUTES

 Nathalie Kosciusko-Morizet profite des forums des sports qui se tiennent ce week-end à Paris pour livrer à 20 Minutes ses propositions sur le sport dans la capitale.

Quel regard portez-vous sur les associations sportives à Paris?

Elles font un travail remarquable et difficile, assuré principalement par des bénévoles. Et puis, singulièrement à Paris, il y a des contraintes sur les équipements et les créneaux qui sont particulièrement difficiles à gérer.

C'est-à-dire?

Les associations sont confrontées ces derniers temps à Paris à de nouveaux défis qui compliquent considérablement leur travail. Tout d’abord financiers, car la ville de Paris a multiplié par 4 le prix des créneaux pour les équipements ordinaires et par 10 pour les stages. De surcroît, cette rentrée pose de nouveaux problèmes d’accès à cause de la réforme des rythmes scolaires qui bouscule les créneaux horaires des associations. Il y a un entonnoir qui se forme entre les scolaires et les associatifs amateurs pour l'utilisation des équipements sportifs qui ne sont pas extensibles et dont la disponibilité a même tendance à se réduire.

Pourtant, la ville de Paris a engagé un programme d’investissement de 600 millions d’euros pour la création et la rénovation d’équipements sportifs sur la période 2008-2014...

600 millions, c'est ce qui a été programmé dans le budget. En fait ce ne sont que 382 millions d’euros qui ont été dépensés. 40%, c'est la différence entre la promesse et la réalité. Mais par ailleurs, dans ces 382 millions, il  y a les investissements liés à quelques grands équipements. Quand on regarde ce qui a vraiment été dépensé en entretien sur les équipements existants, on est à 75 millions d’euros. C'est-à-dire que nous sommes en situation de sous-investissement. 

Que proposez-vous pour changer la donne?

Si les Parisiens me font confiance, j'investirai les 170 millions nécessaires à la rénovation des équipements sportifs de proximité. Ceci permettra une meilleure disponibilité. Si un tiers des piscines étaient fermées cet été, c'était en raison des vidanges liées à la maintenance normale mais aussi pour des problèmes de vétusté, ce qui pour le coup n’est pas normal.  Il faut aussi que l’accès aux équipements sportifs soit adapté au rythme des Parisiens. C’est pourquoi je souhaite engager des négociations avec les personnels de la Ville pour étendre les horaires d’ouverture avec plus de nocturnes par exemple. Il faut imaginer un Paris qui s’ajuste aux différents rythmes de vie des Parisiens.

Outre la rénovation, pensez-vous qu’il est possible de créer de nouveaux équipements sportifs alors qu’on manque de foncier à Paris?

Oui, c’est possible pour peu qu'on prenne cette dimension en compte dans le développement de nouveaux quartiers. Car quand ce n’est pas le cas, comme à Seine rive Gauche dans le 13e arrondissement où il y a pourtant une université avec plus de 20.000 étudiants, on n’a plus alors que les yeux pour pleurer. C'est dans ce genre de choix que l'on voit que le sport n’est pas une priorité de l’actuelle équipe municipale.

Comment comptez-vous financer toutes ces mesures? Par une hausse des impôts?

Non, je présenterai le bouclage global du plan d’investissement en octobre avec mon programme complet. C’est une question de priorité politique. Pour moi, le sport est plus qu'un loisir, il est important pour la santé, le bien-être et les valeurs qu'il véhicule.

Et vous, pratiquez-vous une activité sportive?

Je pratique la natation. Je n'ai jamais arrêté, même lorsque j'étais ministre je faisais des longueurs à la piscine de la rue de Pontoise. Il faut que je m'y remette.